Le fédération du parti UFDG à N’zérékoré rejette toute responsabilité par rapport aux violences survenues lundi 19 octobre dans la commune urbaine.

Devant les autorités ce mardi, Alhassane Diallo, ancien vice-président de la délégation spéciale de la commune urbaine de N’zérékoré et l’un des responsables de l’UFDG a indiqué que son parti a été surpris de la tournure des événements.

« Quand on parle de paix, c’est mon problème. Mais comme on le dit souvent, la majorité de la population guinéenne est analphabète. Les gens ont suivi la déclaration du président Cellou dans les téléphones et sur les médias et ils sont spontanément sortis pour crier à la victoire. Mais ce n’était pas préparé. Le maire sait que chaque fois que l’UFDG doit sortir, nous demandons une autorisation. Moi j’étais au lit, quand j’ai entendu les cris de joie », a-t-il rappelé.

Poursuivant, il accuse accusera les forces de sécurité d’avoir agressé le siège du parti et procéder à des arrestations.

« Il y a des gens qui se sont rendus au siège de l’alliance pour l’alternance démocratique (ANAD) et c’est dans cette cours que les forces de sécurité ont fait irruption en usant des gaz lacrymogènes pour disperser les militants. Je pense que c’est ce qui à fait déborder le vase. Aucun agent des forces de sécurité ne peut sortir sans l’ordre des autorités, il faudrait donc éviter que les agents évitent de rentrer à l’intérieur d’un siège où se tient un événement circonscrit. C’est un message de paix que je vous envoie. Ce matin, je suis passé au siège et j’ai vu ce qui s’est passé, ils ont défoncé des portes et nous devons éviter tout ce qui peut amener les tensions », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « Je demande aux autorités de faire intervenir les forces de sécurité pour éviter les pillages des magasins parce que c’est en plein jour. Les gens ont pris des marteaux et des burins pour défoncer des portes et sortir des motos. L’événement s’est passé sur la plus grande circulation de N’zérékoré. Donc, nous demandons aux autorités de protéger les biens des gens. »

Au nom donc de la paix, il demandera la libération des personnes arrêtées au sein du siège du parti tout en appelant au calme et à la retenue.

Konaté