Le président Alpha Condé a ordonné récemment la libération de 35 des 42 personnes arrêtées pendant les violences du double scrutin du 22 mars à N’zérékoré, capitale de la Guinée forestière. Ces personnes ont été libérées après plus de six (6) mois de détention à la maison centrale de Kankan et sans aucune forme de procès. Pour des observateurs, le locataire de Sékhoutouréya a cédé à la demande des sages de la région.

Dans un entretien accordé ce mardi 06 octobre 2020 à France 24 / RFI et répondant à la question des journalistes sur le rapport d’Amnesty International qui accable les forces de sécurité, Alpha Condé à tenu à apporter des précisions.
« Moi je ne prends pas Amnesty International au sérieux. Parce qu’ils font des enquêtes à charge. Vous interroger les autres sans écouter le gouvernement… », a-t-il laissé entendre.

Pour ce qui est des prisonniers de N’zérékoré dont 35 ont été libérés et 7 autres encore détenus, le président Condé fait remarquer qu’ « il y’a des gens qui étaient habillés dans des tenues avec des grigris qui ont attaqué le camp militaire de N’zérékoré. (…) La plupart des gens qui ont été tués à N’zérékoré ont été tués par des gens qui sont venus du Liberia. On a arrêté certains d’entre eux qui sont actuellement jugés. Il y a d’autres qui n’avaient pas tiré et qui ont été libérés. Ceux qui ont reconnu qu’ils ont tiré sont encore en prison. »

Cette déclaration du président guinéen signifie donc que ceux qui sont en prison sont les vrais coupables des événements malheureux de N’zérékoré. Une sortie qui risque de faire bruit surtout au niveau des avocats.

Aussi, Alpha Condé annonce que le jugement est en cours alors que ce n’est pas la réalité.

Konaté