Le maire de la commune urbaine de Macenta vient de s’exprimer sur les violences survenues lundi 17 août 2020 dans sa localité. Pour Gnénébo Guilavogui, ce sont des jeunes manipulés qui ont profité du mouvement des femmes de Bofossou qui réclamaient justice pour l’une des leurs qui a éte tuée récemment au poste de police de leur localité, pour semer la terreur dans la ville. Il a fait cette déclaration ce mardi lors d’un entretien téléphonie qu’il a accordé à notre rédaction.

Comme signalé dans l’une de nos précédentes dépêches, la ville de Macenta a été théâtre de deux mouvements de réclamations différents lundi. Le premier, qui était des jeunes qui dénonçaient l’état piteux des routes urbaines et d’autres infrastructures, n’a pas enregistré de violence, mais pour le second, c’était tout à faire le contraire.

Des jeunes qui se sont joints au femmes de Bofossou pour réclamer l’organisation d’un procès dans le dossier de la femme tuée récemment dans les locaux du postes de police de leur sous-préfecture, ont saccagé la prison de la gendarmerie avant d’aller jeter des pierres sur le commissariat central.

Pourtant, selon le maire, ces femmes en colère avaient été reçues par les autorités pour leur donner toutes les informations sur l’évolution du dossier.

« Quand des femmes de Bofossou sont venues, nous les avons appelées à la préfecture ou Monsieur le préfet a fait appel au juge de paix qui a expliqué comment était entrain d’évoluer le dosdier. Elles exigeaient l’organisation immédiate du procès, mais on les a fait comprendre que ce n’était pas possible. Car une enquête judiciaire prend du temps. On a même fait visiter la prison par certaines d’entre elles. Elles ont compris que le chef du poste de police de Bofossou qui est le principal accusé dans cette affaire est déféré à N’Zérékoré. Après Monsieur le préfet a remis un million à ces femmes pour qu’elles puissent se retourner dans leur village. Mais après, des loubards ont infiltré. Ils sont allés s’attaquer à la gendarmerie où il ont saccagé la prison et libéré tous les prisonniers. Ensuite ils sont allés jeter des caillous sur le commissariat de police. Il a fallu qu’on fasse appel à des renforts pour contrôler la situation » a expliqué Gnènèbo Guilavogui, Maire de Macenta.

Aux denières nouvelles, le calme est revenu dans la ville de Macenta.

Mamady 2 Camara