En marge de la conférence des donateurs du Fond mondial contre le VIH-Sida, la tuberculose et la malaria prévue en France, Médecins Sans Frontières Guinée (MSF) a animé ce mardi 08 octobre 2019, une conférence de presse à Conakry.

L’objectif de cette rencontre est d’alerter sur les importants besoins encore non couverts en matière de lutte contre le VIH et le manque de fonds nécessaires pour appuyer les programmes de prévention et traitement en Guinée.

Médecins Sans Frontières lance un appel afin qu’il n’y ait pas de baisse de financement des programmes de VIH en République de Guinée.

« En 2018, on parlait de 6 400 nouvelles infections liées au VIH par an, aujourd’hui nous en sommes à 7 200. Malheureusement, la chaîne d’approvisionnement connaît une rupture dans le pays et les patients sont exposés aux interruptions », a déclaré Christine Bimansha, la coordinatrice du projet VIH de MSF.

Elle ajoute que le taux de prévalence est de 1, 5 %. Parmi les malades, seulement 65 % de personnes connaissent leur statut en Guinée. La Guinée doit faire des efforts dans le cadre de la lutte contre la maladie.

« Entre 2010 et 2016, l’incidence du VIH en Guinée n’a diminué que de 5 %, alors que l’Afrique de l’ouest et centrale enregistraient une baisse de 12 %. Dans le reste de l’Afrique subsaharienne, elle atteignait parfois 26 % dans certaines zones », mentionne Arnaud Badiner, le chef de mission de MSF basé à Conakry.

Konaté