C’est une journée mouvementée ce mercredi 10 juillet 2019 à N’zérékoré, capitale de la région forestière. Les conducteurs de taxi-motos ont en effet, décidé de se faire entendre pour dénoncer dit-on, l’augmentation fantaisiste de la taxe hebdomadaire mais aussi les tracasseries policières.

C’est aux environs de 10 heures que ces jeunes conducteurs ont pris d’assaut le rond-point du marché central avant de rallier les locaux de la Mairie.

« Notre syndicat nous a dit que la mairie a augmenté la taxe qui était à 2 000 GNF par semaine à 6 000 GNF. Nous ne sommes pas d’accord et nous demandons que l’ancien prix soit maintenu parce que le moment est dur. Il y a des gens comme moi qui ne sont pas prioritaires des motos qu’ils ont, il faut payer du carburant, trouver la recette du propriétaire et faire face à ses problèmes. Aussi, il y a des policiers qui nous fatiguent », nous a confié un conducteur.

Ces jeunes qui dénoncent également l’indifférence des syndicats de taxi-motos se sont donc donnés rendez-vous à la mairie avec des slogans hostiles aux autorités communales.

Face à la situation, Bangaly Bayo vice-maire de la commune cherchera à calmer la situation mais en vain. Aucun accord n’a été trouvé avec les représentants des conducteurs et le vice-maire décide de faire intervenir la police.

« J’ai suspendu la séance parce que ça ne va pas, il y a trop de troubles. Ils sont entrain de bloquer la circulation partout et nous n’allons pas accepter cela. On va faire sortir la CMIS (Compagnie Mobile d’intervention et de la Sécurité Ndlr) pour maintenir l’ordre public et après on pourra se retrouver pour discuter », a indiqué Bangaly Bayo, vice-maire de la commune.

Nous y reviendrons

Dimio et Yoma Neyo Teinguiano