Malgré les moyens colossaux investis par l’actuel régime dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie, de travail des enseignants et un meilleur encadrement des enfants, il y a encore du chemin à faire dans ce secteur. Les critiques qui fusent de partout depuis la publication des résultats du Bac, nous laissent dire unanimement que l’éducation guinéenne se porte mal et très mal même.

À dire vrai, avec les avancées réalisées sur le plan qualitatif et quantitatif dans la construction des infrastructures scolaires sous le regime du FAMA ALPHA CONDE, on ne pouvait imaginer un tel taux d’échecs. Plus de 70%?

C’est le comble.

Mais qu’est-ce qui peut bien expliquer cela ?

Pour moi, trois raisons fondamentales peuvent expliquer ce taux élevé d’échec au niveau du Bac.

-La première, c’est la démission parentale.

Les parents n’ont plus de temps pour leurs enfants comme dans les anciens temps.

La plupart des enfants pour ne pas dire le tout,passent leur temps sur Facebook entrain de communiquer entre eux. Au lieu d’aller sur Google et autres pour faire des recherches,ils passent l’essentiel de temps entrain de se distraire sur les réseaux sociaux. Conséquence,ils désapprennent au lieu d’apprendre;

-La deuxième raison, c’est le bas niveau des enseignants.

Beaucoup de personnes se retrouvent aujourd’hui dans ce secteur,ils n’ont ni la compétence ni la connaissance nécessaires qui leur permettent de bien enseigner nos enfants. D’ailleurs,Comment un Prof mal formé peut bien former un enfant ?

Ce n’est aucunement possible.

-La troisième raison, c’est la démission de l’État dans la gestion des compositions des classes intermédiaires.

L’assiduité et l’intelligence ne sont plus les seuls moyens de la reussite;Un peu d’argent suffit pour passer en classe supérieure.

Au niveau des écoles privées par exemple ,les fondateurs se soucient peu de la formation des enfants. Il suffit juste que le parent s’acquitte honorablement de la mensualité pour que son enfant passe en classe supérieure,peu importe la moyenne obtenue. Les mêmes pratiques se retrouvent au niveau des écoles publiques.

Pire,les inspecteurs qui viennent souvent pour remonter les informations qui peuvent permettre à l’Etat de corriger certaines imperfections sont souvent à la solde des fondateurs d’écoles,des Proviseurs ,Directeurs et autres. Il suffit juste qu’on leur donne de l’argent pour qu’ils transforment toutes les données en faveur du fondateur . C’est qui fait que beaucoup d’écoles existent aujourd’hui elles ne répondent à aucun critère digne de nom.Bref,la corruption est aussi un facteur qui explique le bas niveau de nos enfants.

Par ailleurs, notre systeme doit être adapté à notre époque. Transmettre le savoir n’est plus l’enjeu car, il peut se faire via l’internet. On doit plutôt travailler sur l’intelligence théorique et pratique. D’où, la nécessité de valoriser l’enseignement professionnel.

Pour pallier donc à ce mal qui gangrène notre système éducatif depuis belle lurette , je propose :

-Le renforcement des Inspections Génerales par des hommes serieux et dynamiques;

-Mettre en place une bonne politique pour encourager les bons enseignants à aller dans nos Districts, Sous-préfectures , Préfectures,villages etc …En un mot,il faut motiver les enseignants à aller vers l’intérieur car, tous les bons enseignants sont concentrés dans les grandes villes;

-Créer des conditions favorables aux enseignants à tous les niveaux.

Au niveau de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique par exemple,ne peuvent être Directeurs des études d’une Institution ou même Chef de Département que ceux qui ont leur Diplome de Doctorat.

Pourquoi ne pas aussi tenir compte des diplômes dans le choix des Chefs d’établissement au niveau des écoles publiques ?

En tout cas si nous voulons de la qualité et un taux élevé d’admission ,il faut que cela change au niveau de l’enseignement préuniversitaire.

En conclusion,pour servir honorablement le Pays et rester dans l’esprit du Président,le concours de chacun et de tous est nécessaire pour sauver l’éducation Guinéenne. Cette bataille ne peut arriver à terme qu’avec l’implication des parents d’élèves .

Mamadi Diawara