Kaba Condé, n’est plus un homme à présenter dans le monde médiatique guinéen. Il s’agit d’un journaliste mais pas n’importe qui puisqu’il est directeur de la radio nationale (RTG) depuis des années. Ce journaliste est devenu méconnaissable depuis l’arrivée du Président Alpha Condé à la tête du pays.

En effet, jusqu’en 2011, Kaba Condé forgeait l’admiration des millions d’auditeurs de la radio diffusion nationale à travers ses émissions. Mais depuis cette date et avec l’arrivée du Président Condé au pouvoir, il n’est plus le même homme. On le voit maintenant plus propagandiste que journaliste professionnel. Ses commentaires élogieux à l’égard du chef de l’Etat passent de tout commentaire. Cela lui a valu le poste de directeur général de la radio diffusion nationale.

Avec ce poste, il devient plus libre d’accomplir sa mission qui consiste à peindre les actions du président afin de convaicre plus de guinéens pour adhérer à ses idéaux. On se rappelle de certaines de ses expressions dans des émisssions de directe sur la RTG à l’occasion des activités du président de la République. Des expressions comme « Alpha Bara Condé » ou « Alpha le visionnaire« . Parfois on a l’impressoin d’écouter un griot d’une cour royale qui flatte son roi.

Comme si cela ne suffisait pas pour prouver sa loyauté au fama national, il trouve du plaisir maintenant en s’exposant dans les rencontres du RPG-Arc-en-ciel, le parti au pouvoir et dans les couleurs jaunes dudit parti. Il l’a fait récemment lors du passage du ministre des affaires étrangères à Kérouané dans le cadre de la campagne en faveur de la nouvelle constitution.

Cette attitude émanant d’un journaliste comme lui n’honore pas la coopération. Il aurait pu servir autrement son « maitre » que de se servir de ce noble métier. Mais la question que l’on pourrait se poser est de savoir, où est passée la haute autorité de la communication (HAC)? Aurait été un autre journaliste, Martine Condé, puisque c’est elle qui dirige cette institution de régulation des médias, allait réagir autrement.

Mais ça n’étonne pas puisqu’elle même elle dirige cette institution à cause de son militantisme. Le militantisme qui est devenu aujourd’hui le seul instrument pour faire la promotion des cadres sous la gouverne du Fama national.

Par Mamady Camara, journaliste