La Guinée traverse une période de forte turbulence et d’incertitudes qui inquiète tous ces fils et toutes ses filles. Ce que nous voyons, ce que nous entendons et ce que nous observons ne rassurent pas et nous inquiètent pour l’avenir de notre chère patrie ! D’où l’impérieuse nécessité de taper sur la table pour éviter le pire à ce pays.

Depuis quelques semaines, nous assistons à des déclarations médiatiques déplacées et agissements diversement appréciés de différentes coordinations régionales qui nous amènent aujourd’hui à nous interroger sur le caractère unitaire de notre État consacré par les dispositions de l’article 1er de notre Constitution. Notre État est-il encore UNITAIRE avec les agissements actuels de ces coordinations ? La question peut paraître banale mais elle a tout son pesant d’or car le triste constat que nous nous faisons est que ce caractère UNITAIRE de notre État est en train d’être violé par ces coordinations, qui, dans les conditions normalesdevraient être les gardiennes de ce caractère mais aussi servir d’instrument pour le renforcement des liens séculaires afin de préserver l’unité nationale et la cohésion sociale.

En toute vérité , les coordinations régionales sont depuis longtemps des véritables instruments des combats ethniques et régionalistes.

Elles sont financées et entretenues par des responsables politiques, des hauts cadres et qui font d’elles des porteurs des causes sataniques.

La dernière rencontre et celle avortée ce dimanche du patriarche du Halli Poullar et le Kountigui (Elhdj Seikhouna Soumah) de la base côte, avec son cortège des discours divisionnistes et régionalistes sont des illustrations parfaites du danger et de la dérive de ces coordinations.

Comme le frère Aly CAMARA disait, Aujourd’hui, il est grand temps non seulement pour l’Etat, qui est en partie responsable de ce qui se passe dans le pays de sonner la fin de cette recréation et de ce laisser aller en mettant un terme aux discours fallacieux, ethnocentriques et divisionnistes de ces coordinations, mais aussi et surtout pour le peuple de  guinée de prendre conscience sur le danger qui guette notre pays avant qu’il ne soit trop tard.

Il est impérative que ces Coordinations se ressaisissent et mettent de l’eau dans leur Djindjan car elles ont totalement dévié leur rôle d’AUTORITÉS MORALES.

L’HISTOIRE EST TÊTUE ! FAISONS ATTENTION POUR NE PAS FRANCHIR LA LIGNE ROUGE.

Dorah Aboubacar KOITA

Président National de la Jeunesse CEDEAO Guinée,

Activiste de la Société Civile Guinéenne. aboukoita@gmail.com