Une des missions de la transition : l’organisation des élections des chefs de quartier, des communales, des législatives, le référendum et la présidentielle.

Sur ces questions, est-ce que les politiques, des juristes, des sociologues et des historiens de Guinée peuvent-ils intéresser aux élections des chefs de quartier et chefs de village ?
À part des autres élections communales, législatives et présidentielles qui sont naturellement des élections politiques, celles des chefs de quartier et chefs de village ont en réalité une certaine caractéristique très particulière basée sur des traits socio-historiques de nos communautés.
Alors, cette partie mérite une réflexion profonde et approfondie. Lorsqu’il s’agit d’organiser ces élections des chefs de quartier et de village sous les couleurs des partis politiques. J’imagine bien aux résultats qui, au lieu d’être une solution de gestion des affaires à la base et du bon vivre-ensemble, seraient des problèmes aux conséquences désastreuses à la cohabitation des populations. Parce qu’une chose est claire dans ce pays entre les populations, le respect entre les halogènes et les autochtones est naturellement absolu et du coup il se trouve que ces halogènes ont toujours accepté que la chefferie des quartiers et villages revienne aux autochtones des lieux; cela est sociologique et historique. Donc, si on ramène les politiques jusqu’au niveau des quartiers et villages ça serait une chose de contre nature pour le bon vivre-ensemble, au lieu de favoriser la bonne cohabitation entre les populations, ça créerait inéluctablement la division totale au sein de la population; pour qui connaît les couleurs de la politique guinéenne et la sociologie en Guinée.
Pour les élections à la base concernant les chefs de quartier et les chefs de village, je suis pour les élections mais pas sous les couleurs des partis, sinon les conséquences seront inestimables, que la neutralité règne à ce niveau de gestion à la base.

Si je me rappelle bien, M. Sidya Touré avait souligné ce passage, qui semble sauté à l’œil mais si important, lors sa dernière intervention dans les Grandes Gueules d’EspaceFM, où il a noté le risque qui pourrait encourir à ces élections de proximité sous les couleurs des partis politiques.

NB: c’est mon avis personnel qui, à mon sens, pourrait contribuer à la réussite de la transition.

Ibrahima KALLO, juriste