Depuis le 5 septembre, notre pays, la Guinée, a entamé une nouvelle transition militaire dans son histoire. Une transition menée par le CNRD, le comité national du rassemblement pour le développement.
Quelques jours après le coup d’état, une charte de la transition fut promulguée en date du 27 septembre 2021 par le Président de la transition, SEM colonel Mamadi DOUMBOUYA, qui fera office la constitution de la transition.
Dans cette charte, il est prévu quatre (4) organes transitoires : le CNRD, le Président de la Transition, le gouvernement et le CNT.
Pour mener à bien cette transition, c’est-à-dire pour la réussite, il faut de la solidité et de l’efficacité de ses différents organes cités ci-hauts avec des missions qui sont essentiellement politiques. Au-delà des missions politiques, le CNT, qui est l’organe législatif de facto, a des rôles déterminants pour la réussite de la transition.

En effet, le CNT, comme c’est de cet organe qu’il s’agit, sera chargé d’élaborer une nouvelle constitution qui ouvrira l’ère de la 5ème République. Car, la 4ème République étant remise en cause suite au changement du système, donne lieu à la naissance d’un nouveau régime. Donc, le CNT sera l’organe chargé de concevoir le cadre juridique de la nouvelle République et tous les textes connexes.
De ce fait, les membres du CNT doivent être des cadres scientifiquement reconnus et culturellement calés sur le contexte actuel du pays, car les textes à produire doivent être adaptés aux nouveaux paradigmes d’une nouvelle Guinée. En quelque sorte le CNT, c’est la clé de voûte de la transition; ce qui signifie que les membres du CNT doivent être des cadres de diverses spécialités sous la direction d’un leadership confirmé.
Habituellement quand il y’a de transition dans les pays, le conseil national de la transition est composé des membres des forces vives de la nation, ce qui est d’ailleurs le cas prévu dans la charte de la transition avec toutes les sensibilités de la vie publique.
En ce qui concerne sa présidence, comme ça toujours été le cas, elle est assurée par un cadre reconnu pour sa maturité, ses connaissances et ses compétences parmi les membres de la société civile. Et, aujourd’hui en Guinée, parmi tous les membres de la société civile, Dr Dansa Kourouma est le mieux indiqué du fait de son background, de son parcours professionnel qui ne souffre de rien, de sa connaissance multidimensionnelle de la vie publique en Guinée. Bref, il est le résumé de la légitimité au sein des forces vives de la nation.

Devant cette occasion ultime pour la Guinée face son histoire, Dr Dansa Kourouma sera, sans doute et sans démagogie, l’homme idéal pour mieux conduire le CNT pour une transition réussie au regard des réalités du moment.

Ibrahima KALLO, juriste