Les huit (8) opposants au projet de troisième mandat arrêtés il y a plus d’une semaine lors de la manifestation appelée par les leaders du Front national pour la défense de la constitution ont été libérés ce mercredi 23 octobre 2019, rapporte le correspondant régional de kibaro224.com.

Comme prévue, le verdict des 8 membres du FNDC arrêtés le lundi 14 octobre 2019 lors de la manifestation du FNDC est tombé ce mercredi au tribunal de première instance de Kindia. Poursuivis pour participation à un attroupement interdit sur la voie publique, ils ont été tous relaxés pour délit non constitué.

Cette décision est appréciée par Me Sékou Sylla, avocat du FNDC.

« Nous avons un sentiment de satisfaction totale. Nous avons compris qu’il y a des magistrats qui sont en train de comprendre qu’il y a l’Etat de droit en Guinée, on veut instaurer ce droit, notre petite démocratie doit être vraiment sauvegardée. Le parquet ne doit pas dire au siégé ce qu’il doit faire, le magistrat du siège qui a présidé ce dossier a compris qu’il n’y a aucune infraction qui a été commise par mes clients , c’est pourquoi il les a renvoyé à des fins de poursuite pour délit non constituée conformément à l’article 544 du code de procédure pénale », a-t-il déclaré.

Pour rappel, le parquet avait requis 6 mois de prison ferme avec une amende de 500 mille francs chacun pour 7 des 8 prévenus, au terme de l’audience du 16 octobre dernier. Mais pour cet avocat de la défense, c’est le droit qui a été dit dans cette affaire.

Aux dernières nouvelles, en lieu et place d’une marche ce jeudi 24 octobre dans la commune urbaine, c’est un meeting que les responsables locaux du FNDC vont devoir se contenter. Une décision prise ce mercredi lors d’une rencontre entre les autorités administratives et les membres du front.

Aboubacar Sylla, correspondant régional kibaro224.com, à Kindia