À moins d’une semaine de la fête de l’Aïd El-Kebir, les prix commencent déjà à grimper sur le marché guinéen. Notamment le prix du bétail, qui est utilisé pour sacrifices religieux à l’occasion de la fête. Pour s’enquérir des différentes réalités, votre quotidien en ligne Kibaro224.com, s’est rendu dans un parc de bétails à Conakry.

Comme à l’approche de chaque fête, on constate une variation considérable du prix du bétail sur le marché. Au parc de Simbaya gare, un moton, par exemple, se négocie actuellement entre 250 000 et 3 000 000 GNF.

Selon le président de l’Union communale filière viande de bétail de Matoto et porte parole des vendeurs de bétails à Symbaya Gare, Thierno Mamadou Saliou Sow, cette variation n’est nullement liée à la fête.

« C’est vrai que chez nous ici, pour gagner par exemple un mouton, il faut payer au moins 250 000 gnf, 1 000 000, 1 100 000 jusqu’à 1 500 000 GNF. Ceux qui viennent de Mali-Bamako, il faut payer 1 500 000, 2 000 000 jusqu’à 3 000 000 GNF. Mais même s’il n’y a pas de fête, les prix montent. Si c’est pour la fête, après, ça doit baisser. Mais le prix avec lequel on gagne du bétail ce moment-là, ça ne baisse plus après la fête », soutient-il et d’ajouter que les vendeurs n’augmentent pas les prix de leur propre gré.

Cependant, Thierno Mamadou Saliou Sow dévoile les circonstances de cette montée des prix du bétail.

« Il y a deux points. Premièrement, il y a eu une augmentation du prix du carburant à la pompe. Le gouvernement ne pense même pas à prendre des mesures pour dire que c’est comme ça que ça doit fonctionner. Les chauffeurs décident alors de faire ce qu’ils veulent. Aussi, les routes sont vétustes. Deuxièmement, il y a un manque de bétails à l’intérieur du pays. Nous sommes obligés d’aller au Mali, se rendre dans des régions situées à plus de 200 km de la capitale, Bamako, pour servir les citoyens de Conakry », éclaircit-il.

Malgré tout, les consommateurs, eux, imputent la responsabilité de cette augmentation aux vendeurs de bétails. Ismaël Baldé, acheteur il y a juste une semaine dans ce même parc, évoque une augmentation de 30 %.

« Il y a bien une variation du prix. C’est une habitude. S’il y a un évènement, les vendeurs augmentent les prix. Ils ont augmenté 30 %. Une chèvre ou un mouton qu’on achetait à 700 000, 800 000 GNF, maintenant c’est 1 200 000, 1 250 000 GNF. Il y a certains parmi eux qui font une diminution, mais insignifiante », s’insurge t-il.

Loopeh Barry, 669026198