Dans le cadre de sa tournée à l’intérieur du pays, le ministre de l’agriculture et de l’élevage, Mamoudou Nagnalen Barry est arrivé ce vendredi, 04 février 2022 à Diécké (préfecture de Yomou), base de la Société Guinéenne des Palmiers à huile et Hévéa (SOGUIPAH). Une visite qui intervient au moment où la société traverse une crise profonde qui date de plusieurs années.

Les travailleurs qui étaient récemment en grève et qui souhaitent rencontrer le ministre, n’auraient pas obtenus gain de cause. Ils ont été empêchés selon certains d’entre eux, par le gouverneur de N’zérékoré , Mohamed Lamine Keïta et le directeur général de la SOGUIPAH, Michel Beimy.

« Lorsque nous avons eu l’information que le ministre doit venir chez nous, nous avons informé les travailleurs et les planteurs à se mobiliser pour lui réserver un accueil chaleureux. Mais, le gouverneur et le directeur Michel Beimy n’ont pas voulu. Ils sont allés dire au ministre que les travailleurs qui ne sont pas payés veulent manifester alors que c’est le contraire. Ils ont dit au ministre de ne pas nous accueillir. Ce matin, nous sommes allés à la réception du ministre qui, après, a eu une rencontre avec les responsables de la société sans associer les travailleurs », a indiqué Camara, l’un des employés de la société.

Les travailleurs et planteurs qui n’ont pas eu accès [pour l’instant] au ministre, ont décidé de manifester leur colère devant les locaux avec des slogans hostiles au directeur général, Michel Beimy.

« Lui et sont clan ne font que voler notre argent. Les travailleurs souffrent », a indiqué un travailleur. Il se dit déçu du ministre Mamaoudou Nagnalen Barry qui « refuse » de recevoir les travailleurs.

« Il a montré sa position et nous sommes déçus de lui. Le colonel Doumbouya doit revoir son entourage parce que des ministres comme ça ne l’aident pas », a-t-il fait savoir.

Nos tentatives de joindre le ministre ou le directeur de la SOGUIPAH restent pour l’instant sans suite. Pendant ce temps, les travailleurs continuent d’exprimer leur colère.

Il faut rappeler qu’un important dispositif sécuritaire est aussi sur place.