72 heures après le report des législatives et du référendum par le président Alpha Condé, le directoire du RPG-arc-en-ciel, parti au pouvoir, a réagi ce lundi 02 mars 2020. À travers une conférence de presse, Domani Doré et son équipe reconnaissent avoir été surpris par cette décision du président de la République.

Aucours de cette conférence de presse, ces cadres du parti présidentiel se sont directement prêtés aux questions des hommes de médias. Ainsi sur la question du report des consultations électorales qui étaient censés se tenir ce 1er mars, le premier vice-président de la commission communication du directoire de campagne du RPG précise:

«Le président de la République n’appartient pas à un parti politique et par conséquent, il est obligé de prendre des responsabilités en prenant des décisions qui engagent la vie de la nation toute entière. Et nous, en tant que parti politique de la mouvance, nous ne pouvons pas nous soustraire à cette vision du président», a rappelé Souleymane Keïta.

L’une des questions qui a aussi été posée aux exposants, c’est celle liée au combat que mène le FNDC pour empêcher la tenue de ces élections. Cette plateforme citoyenne peut-elle faire trembler le camp présidentiel ?
Pour Domani Doré «La question n’est pas que nous ayons peur du FNDC, mais nous avons peur des méthodes qu’utilise le FNDC. Nous savons tous que le FNDC, à travers l’opposition qui est en son sein, a appelé, depuis quelques temps, à ce qu’on appelle une désobéissance civile. Cette désobéissance civile, ils ont même appelé ça une possibilité d’amener un président légitimement en cours de mandat à être chassé du pouvoir. C’est un coup d’état qui a échoué malheureusement», indique la coordinatrice générale adjointe du directoire national de campagne du RPG.

En l’espace de trois (3) mois, ces élections ont été reportées pour la troisième fois et cette fois encore, pour une période de deux (2) semaines. Pourtant, plusieurs experts électoraux estiment que ce processus électoral pourrait connaître un nouveau report. Mais au sein du RPG-arc-en-ciel, le souhait est que ce report soit le dernier.

«Nous sommes respectueux des normes et surtout de l’agenda électoral. Il faut être en phase avec cet enjeux en se rappelant que nous n’avons pas tout simplement un agenda électoral, nous devons faire face également à des lois et ces lois supposent qui si nous voulons permettre à ce référendum qui est nécessaire de se tenir, permettre au peuple de Guinée d’obtenir un parlement à jour également, nous devons être en mesure de militer pour qu’il n’y ait plus de report et je crois que, techniquement, la CENI est d’autant prête en dehors des réglages qu’il faut faire avec l’Union Africaine, la CEDEAO pour permettre la sincérité du processus à travers le fichier électoral», souligne la patronne du mouvement “Guinée audacieuse”.

Peu avant le report de ces élections, le ministre Yéro Baldé, militant du RPG pendant plus de 30 années a rendu sa démission du gouvernement. Une démission que les membres du directoire national de campagne du parti qualifient de «Traitrise».

Boubacar Barry.