Le procès en appel des membres du FNDC s’est ouvert ce jeudi 28 novembre 2019 à la cour d’appel de Conakry. Devant le juge, le collectif d’avocats des prévenus plaide pour le renvoi de l’audience et la mise en liberté provisoire de ses clients.

Dans la salle d’audience de la cour d’appel de Conakry, tout semble indiqué à l’instant qu’Abdrouhmane Sano et cie seront provisoirement relâchés ce jeudi.
En effet, peu après la reprise de l’audience dans les environs de 13 heures, la défense et le ministère public ont évoqué les raisons qui les ont amenés à interjeter appel dans cette affaire.
La défense de son côté évoque entre autres, la violation de l’article 9 de la constitution ; une mauvaise appréciation et qualification des faits par le juge du tribunal de première instance de Dixinn ; la mauvaise application de l’article 632 du code de procédure pénale.

Elle estime en outre qu’Abdrouhmane Sano et cie ont été arrêtés sans mandat et qu’il n’y a même pas eu d’infraction.

Le ministère public de son côté évoque la requalification des faits et estime que les peines infligées aux prévenus sont faibles.

Ainsi, pour être bref, les avocats de la défense demandent le renvoi de l’audience pour pouvoir notifier leurs arguments par écrit et ont, par la même occasion, plaidé pour la liberté provisoire de leurs clients. Ce qui fut accepté par le ministère public.

Pour l’heure, le juge n’a pas encore dit son dernier mot et l’audience se poursuit.

Nous y reviendrons !!!

Boubacar Barry