En Guinée, un document dit « confidentiel » circule sur les réseaux sociaux. Selon le document, les autorités envisagent quatre (4) ans de transition avant le retour à l’ordre constitutionnel. Dans un communiqué en début de semaine, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a indiqué que le document est authentique et menace de s’opposer à toute idée d’une transition longue. Il n’exclut même pas la reprise des manifestations de rues. Mais pour Ange Gabriel Haba du Conseil National des Organisations de la Société Civile de Guinée (CNOSCG), il s’agit d’un faux document.

Le Conseil National des Organisations de la Société Civile de Guinée (CNOSCG) vient de réagir suite à une prétendue fuite d’un document qui fixe la durée de la transition à quatre (4) ans. Pour son secrétaire exécutif, il s’agit d’un document monté de toute pièce.

« Ce document n’est pas du CNRD et je ne considère pas les rumeurs. D’ailleurs, ce n’est pas une première. Il vous souviendra que des individus avaient également publié une fausse charte de la transition », a indiqué Ange Gabriel Haba au micro de nos confrères de la rédaction de radio Espace.

Pour lui, il y a des gens qui ne souhaitent pas voir la transition réunir et s’inscrivent dans la dynamique de mettre en jeu la quiétude sociale.

« Il y a des businessman de la crise qui veulent toujours créer la polémique parce qu’ils ne peuvent pas vivre sans crises. Donc, il faut créer une situation à travers laquelle ils peuvent prendre la parole. Nous devons les éviter », a-t-il déclaré.

Pourtant, dans un communiqué publié mardi, 1er mars 2022, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a indiqué que le document est authentique. Il menace même de reprendre les manifestations dans le pays. Derrière ce communiqué du Front, Ange Gabriel Haba voit plutôt une frustration.

« Ils ont dit que le CNRD a parachevé leur combat. Ensuite, ils ont avoué avoir demandé des postes. Maintenant que les postes ne sont pas obtenus, ils se radicalisent. Ce n’est pas sérieux et ce ne sont pas pas combattants. Un combattant de la démocratie ne doit pas monnayer ses efforts pour des postes de responsabilités. Parce que quand il obtient, il va se taire. C’est ce qui est grave », a-t-il martelé.

Pour lui donc, le FNDC doit rejoindre la dynamique et changer de pratique.