Dans le cadre du suivi des mesures prises pour la période du repos biologique, une mission du ministère des pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a effectué récemment des visites inattendues sur certains sites de Pêche de Boffa et de Kamsar. L’objectif de ces visites présidées par le secrétaire général du département vise à lutter contre la floraison des navires clandestins de pêche artisanale avancée.

Sur le terrain, le constat a été amer. A Boffa, sur le site de Guèmèreyiré, des navires de pêche artisanale avancée armés (avec à bord tout l’équipement pêche), ont été découverts. Ils ont été directement arraisonnés par les inspecteurs du CNSP qui se sont saisis de tout le matériel dont les propriétaires ont besoins pour aller en mer. Il s’agit entre autres des écrans radars, des radios, des GPS, des sondeurs…

A Kamsar, des débarcadères clandestins enfouis dans des concessions avec des navires qui n’ont aucune autorisation de pêcher dans les eaux maritimes guinéennes ont été découverts. A l’image de Boffa, la mission de M. Sophiane Sankhon a saisi tous les outils pouvant servir de navigation à ces navires de pêche artisanale avancée de Kassapo et du camp Balanta.

« Ces navires de pêche artisanale avancée sont arrivés en Guinée, sans aucune autorisation », a indiqué Souleymane Conté, Inspecteur du CNSP. Selon lui, ce sont des navires apatrides, des navires fantômes qui n’ont aucun nom.

Fatoumata Aribot, Directrice Générale de l’Economie Maritime s’est dit quant à elle écœurée par la situation de Kamsar.

« Ce sont des concessions baillées qu’on transforme en débarcadère. Puisque les occupants insistent sur le fait d’être autorisés à s’installer, nous leur avons demandé alors de fournir tous les documents. Et si après contrôle, il s’avère que ce site a été illégalement aménagé, les intéressés répondront devant la loi », a –t-elle martelé.

De son côté, le Secrétaire Général du département des Pêches a demandé à tous les opérateurs de déposer dans un bref délai, tous les documents qu’ils ont à leur disposition en vue de régulariser leur situation. Dépasser ce délai, prévient-il, des mesures draconiennes seront prises et aucune exception ne sera faite.

Au total 11 navires et tous leurs équipements de navigation et de communication ont été saisis. Ces matériels ont été transportés à la Direction Générale du Centre National de Surveillance et de Police des Pêcheries à Conakry.

Avec la cellule de communication du ministère des pêches