Le ministre d’État à l’hydraulique et à l’assainissement était dimanche 23 juin 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel à N’zérékoré, a constaté Kibaro224.com à travers son reporter.

Dans son intervention, Mamady Kourouma a au nom de l’ensemble des sections et militants du parti, souhaité la bienvenue à leur hôte.

« Quand on tenait nos réunions dans la concession d’un de nos responsables du parti (pendant que le siège actuel n’était pas construit), c’est Papa Koly qui venait nous transmettre le message du professeur Alpha Condé. S’il revient encore aujourd’hui, celà ne nous surprend guerre et on dira qu’il est venu chez lui », dira-t-il.

Pour sa part, le ministre Papa s’exprimant en maninka a indiqué que sa présence au siège du parti au pouvoir à une double signification. D’abord saluer les responsables et militants du RPG Arc-en-ciel mais aussi leur confier son parti (GRUP ndlr).

« Ma présence ici c’est pour deux (2) raisons. D’abord, vous saluer et vous annoncez que je suis de retour. Vous savez entre les deux tours de la présidentielle de 2010, il y a une délégation de la coordination mandingue dirigée par El hadj Sékou Kaba qui est venue me voir pour rejoindre le candidat du RPG, le professeur Alpha Condé. Il me disait: « si tu ne fais pas ça, notre position n’est pas bonne ». Je lui ai répondu en disant que le mandingue est une grande famille de cinq (5) enfants. C’est notre position (géographique) qui diffère peut-être, sinon c’est la même famille. Voilà pourquoi j’ai choisi le candidat du RPG et Dieu a fait qu’il est arrivé au pouvoir. Mais comme vous le savez, le pouvoir a beaucoup de parrains. Il y a des escrocs qui ont parlé et ça crée le divorce entre nous. Mais aujourd’hui, mon grand frère a compris que je ne suis pas contre lui. Notre divorce était l’effet des escrocs », dira Papa Koly sous les ovations des militants fortement mobilisés.

Poursuivant, il est revenu sur les acquis de la gouvernance Alpha Condé. Et selon lui, ce que le président Condé a fait en 9 ans dépasse largement ce que ses prédécesseurs ont fait de 1958 à 2010.

« La preuve, c’est la tournée que nous sommes entrain de faire dans le cadre de l’ANAFIC. Des infrastructures de base sont entrain d’être construites un peu partout dans les localités. Tout ce que nous sommes entrain de faire, si ce n’est pas sada la constitution, les gens qui viendront après nous utiliserons l’argent destiné à celà pour des fins personnelles. C’est pourquoi ils s’opposent à une nouvelle constitution mais ils ne pourront pas, parce que nous avons tous les moyens à notre disposition. Et cette question de nouvelle constitution ne devrait pas en principe créer des problèmes. Le moment venu, ceux qui veulent diront OUI et ceux qui sont contre diront NON. C’est ce qu’on appelle démocratie », soutient l’ancien conseiller du chef de file de l’opposition.

Dimio