Décidément, la région forestière est devenue l’épicentre des incendies ces derniers jours. Après Doukouréla (Beyla) où plus de 100 habitations ont été réduites en cendres et Guéasso (Lola) où un enfant de 2 ans et une trentaine de cases ont été consumés par le feu, c’est une femme et ses deux (2) enfants qui viennent aussi de trouver la mort suite à un incendie dans la commune urbaine de N’zérékoré, a constaté Kibaro224.com à travers sa rédaction locale.

Selon les témoignages recueillis sur place, c’est dans la nuit de samedi 08 à dimanche 09 février que l’incendie dont l’origine n’est pas encore connue, s’est déclaré au quartier Bellevue. En effet, c’est un bâtiment d’un foyer commun qui a pris feu.

« C’est dans les bandes de 23H30 que ma femme qui était en train de regarder les films dans mon ordinateur m’a dit qu’elle sent des odeurs de brûlure au niveau de notre lit. Effectivement, j’ai senti les mêmes odeurs. Je me suis levé, mais je n’ai rien vu et ça trouvait déjà qu’on avait éteint le moteur.

On est resté comme ça, l’odeur ne faisait que persister. Finalement, on était troublé et on s’est levé pour sortir voir ce qui se passe. Quand nous sommes sortis, nous avions été asphyxiés. Ma femme a crié d’ouvrir la porte, mais la fumée persistait, c’est la porte de derrière que j’ai pu défoncer », a indiqué Hervé, un rescapé de ce drame.

À l’en croire, tous les moyens ont été usés afin de sauver la femme et ses enfants, mais en vain.

« C’est comme ça, on a alerté les voisins pour venir en aide. On a tapé la porte de N’toman (la victime Ndlr), mais elle dormait profondément je pense. Notre voisin, également, est venu frapper sa fenêtre, mais elle ne s’est pas réveillée.

Après, ce dernier a tenté de rentrer, mais il n’a pas pu avec la fumée. C’est comme ça que N’toman et ses deux enfants de 4 ans et son bébé de 4 mois sont restés dans le feu. Sinon nous avions pu avec l’aide des voisins sauver les gens des autres chambres.

Les sapeurs-pompiers, quant à eux nous ont dit que leur camion est en panne », a-t-il expliqué en larme.

Dans la famille, c’est la tristesse et la consternation qui se lisent sur les visages.

Aussitôt informées, les autorités locales se sont rendues sur les lieux.

Konaté