Le collectif des organisations de défense des droits de l’Homme de la Guinée forestière vient de réagir suite aux propos jugés violents, du préfet de N’zérékoré, El hadj Sory Sanoh.

En effet, au cours d’un point de presse, vendredi 28 février, ce dernier a déclaré que « même si le président dit d’égorger quelqu’un, nous allons le faire… ».

Pour ce collectif donc, cette déclaration du préfet « qui d’ailleurs, n’en est pas la première, est de nature à inciter les individus mal intentionnés à commettre des actes barbares et violents. »

« Ces propos du préfet ne pourraient-ils pas insinuer un plan de vagues arrestations et de massacre des populations de N’zérékoré ? Pour preuve, dans la même journée, il a fait arrêter injustement et arbitrairement deux (2) citoyens à Bounouma : M. Benjamin Lamah et M. Martin Loua », a déclaré Me Théodore Michel Kolié, porte-parole du collectif.

Pour lui, cette attitude du préfet n’est ni plus ni moins qu’une violation des exigences de l’article 26 de la constitution du 07 mai 2020. Et par conséquent, il invite le procureur de la République d’engager une poursuite judiciaire contre le préfet, afin dit-il, qu’il réponde de ses actes dans l’intérêt du maintien de l’ordre public.

Par ailleurs, le collectif des organisations de défense des droits de l’Homme de la Guinée forestière n’exclut pas une éventuelle plainte contre l’État « du fait de son préposé, préfet de N’zérékoré » devant la cour de justice de la CEDEAO.

Konaté