L’UFDG N’Zérékoré dénonce les conditions de détention de ses deux éléments arrêtés jeudi dernier lors d’un incident au grand marché et exige leur libération sans condition. À défaut, elle menace de sortir ses militants dans la rue, a appris sur place kibaro224.com.

Il s’agit d’Aliou Barry et Ibrahima Bah. Selon le secrétaire fédéral aux affaires électorales de l’UFDG-N’Zérékoré, ces deux hommes ont été arrêtés lors d’un mouvement au grand marché.

« Le jeudi, il y a eu un mouvement au marché qui a paniqué tout le monde. Les gens pensaient que ce sont les manifestations qui ont commencé, ils ont commencé à se chercher. C’est dans cette situation que nos deux éléments ont été arbitrairement arrêtés par les forces de l’ordre. L’autre même était sur sa moto, ils sont venus le faire tomber et l’arrêter en le blessant. Personne d’entre eux n’a été arrêté au lieu de l’incident », a expliqué Mamadou Maladho Diawné.

À l’en croire, ces deux personnes ont été conduites à l’escadron mobile numéro 10 avant d’être transférées à la gendarmerie départementale puis au commissariat central. De là-bas, elles auraient été amenées ce samedi au camp, pour dit-il, être torturés.

« Ils les ont amenés pour un premier temps à l’escadron numéro 10, après on les a envoyés à la gendarmerie départementale. Ils sont restés là-bas, on est venu les prendre pour les envoyer au commissariat pour être auditionnés.

Ce samedi, on a voulu les rencontrer pour voir leur état, mais en vain. On est passé partout, mais on ne les a pas vus. Sauf ce soir, on a appris qu’on les a ramenés. À vu d’œil, on se rend compte qu’ils ont été torturés toute la journée », a-t-il dénoncé.

Il exige donc leur libération immédiate. A défaut de quoi, il menace d’appeler les militants de son parti dans la rue.

« Ils ont été torturés au camp pour qu’ils fassent des aveux. Mais nous n’allons pas fermer les yeux sur cette violation grave des droits de l’homme. Nous demandons leur libération immédiate et sans condition. S’ils ne sont pas libérés dans les prochaines heures, nous allons appeler à une manifestation. Et nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin, si quelque chose arrive à nos éléments, les autorités administratives de N’Zérékoré et celles du camp seront les seuls responsables », a ajouté le secrétaire fédéral aux affaires électorales de l’UFDG-N’Zérékoré.

Par ailleurs, il dit avoir saisi l’avocat du parti, maître Salifou Béavogui pour la poursuite de l’affaire.

Mamady 2 Camara