Le dossier concernant la mort de l’artiste Gobou Agnès Délamou alias « Agnès la Star » vient de connaître un nouveau rebondissement. Alors que l’affaire semblait être close avec la publication des résultats de l’autopsie par le médecin légiste et la communication du substitut du procureur qui a écarté la piste d’empoisonnement et d’assassinat, c’est l’ONG Nouvelle Génération pour la Forêt (NGF) et l’association des artistes et promoteurs de la forêt qui viennent de se saisir du dossier. Ces structures pensent qu’il y’a des zones d’ombre et des non-dits.

« Le corps d’Agnès a été découvert le 16 août 2019 dans sa chambre. Un corps ensanglanté et pour ceux qui ont vu les images, l’on peut se dire qu’elle a reçu des coups. On a également constaté qu’un de ses seins a été coupé et le corps enflé. Le collectif des artistes et promoteurs s’est levé par rapport à cette situation et il a porté plainte afin que lumière soit faite parce que cette mort n’est pas naturelle, elle a été occasionnée », a révélé Robert Théa, coordinateur de Nouvelle Génération pour la Forêt (NGF), sur la page Facebook de la structure.

Poursuivant, il a émis des doutes sur le rapport d’autopsie qui a été fourni et annoncé une plainte contre X.

 » Très malheureusement, un rapport d’autopsie a été établi et selon lequel l’artiste serait morte d’un arrêt cardiaque. Seulement l’on se demande comment quelqu’un qui est mort d’une crise cardiaque, son corps peut être envahi de sang et une partie de son corps coupé ? Quand vous avez vu le corps ou les images, vous vous rendrez compte qu’elle a été battue avec des blessures sur le visage. Donc, étant des citoyens qui respectent les textes de loi, une plainte est déjà portée contre X », a fait savoir M. Théa qui a par ailleurs dénoncé l’attitude du maire de la commune urbaine, Moriba Albert Délamou et du substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de N’zérékoré (TPI), Marcel Oularé.

« Mais ceux qui est écoeurant et sidérant, c’est quand le maire Moriba Albert Délamou accorde une interview aux médias locaux en affirmant que cette dame est décédée d’un arrêt cardiaque et qu’il vaut se remettre à la volonté de Dieu. Nous pensons que cette sortie est de nature à banaliser la mort de notre sœur. Et ce qui fait encore plus mal, c’est lorsqu’un responsable du parquet menace de poursuivre ceux qui tenteront de parler désormais de cette affaire. Nous ne sommes plus à une époque où il faut intimider les gens, la justice doit revoir sa copie avec plus de rigueur. Nous ne voulons pas créer des tensions dans cette zone déjà fragile », a-t-il dénoncé.

Si rien n’est fait pour apporter toute la lumière dans ce dossier, le coordinateur de la Nouvelle Génération pour la Forêt annonce des points de presse notamment à Nzérékoré et n’exclut pas des manifestations.

Konaté