Les habitants du secteur Hèrèmakono au quartier Soukoura 2 dans la commune urbaine de N’zérékoré menacent de saboter le processus des élections législatives dans leur localité si leur pont n’est pas reconstruit. Ils accusent les autorités communales d’avoir détruit leur pont de fortune qu’ils ont réalisé sous leur propre font à hauteur 25 000 000 de FG. Ils l’ont fait savoir au cours d’un entretien accordé à kibaro224.com.

Les habitants de Hèrèmakonon sont en colère contre les autorités communales. La raison, le retard dans la reconstruction de leur pont qui a été enlevé par la mairie.

« On n’avait pas de route dans notre quartier. Il a fallu que nous-mêmes, nous contribuons pour installer un pont de fortune. Pour cela, nous avons recouvré 25 000 000 de francs guinéens pour acheter un conteneur qu’on a installé. Dans le cadre de l’ANAFIC, ils (les autorités locales Ndlr) nous ont dites que nous devons bénéficier d’un pont en béton. Donc, ils sont venus découper notre conteneur pour commencer les travaux dont le délai d’exécution était de trois mois. Mais cela fait 5 mois que rien n’est fait encore », explique Mamady Cissé, un des leaders du quartier.

Cinq mois, les travaux n’avancent pas. Pour accéder à leur domicile, les habitants sont contraints de contourner leur route. Pour trouver une solution, ils disent avoir interpellé le maire à plusieurs reprise, mais sans suite. Maintenant, ils comptent aller à la vitesse supérieure pour se faire entendre.

« Chaque fois qu’on rencontre le maire, il dit qu’il est là-dessus, mais on ne voit rien. Maintenant ce que nous leur demandons, c’est de remplacer notre conteneur qu’ils ont découpé ou de construire le nouveau pont dans un bref délai. Sinon il n’y aura pas de recensement ni de vote dans notre quartier. On va tout saboter en saisissant les machines. On ne peu pas voter si nous n’avons pas de pont », menace Mamady Cissé.

Interrogé sur le sujet, le maire reconnaît avoir été saisi par ces citoyens et dit comprendre leur colère. Il explique cette situation par le retard dans le financement du fond de l’ANAFIC.

Par ailleurs, il indique que des dispositions sont en train d’être prises pour accélérer les travaux.

« Malgré que le financement ne soit pas encore fait, nous avons pris des dispositions. Aujourd’hui, j’ai appelé l’ingénieur qui est chargé de ces travaux. Je lui ai dit d’accélérer les activités sinon j’allais lui retirer le contrat. Et ce soir, vous pourrez passer voir, les activités ont repris », annonce Moriba Albert Délamou.

Mais joint au téléphone ce mercredi, dans les environs 19 h, Mamady Cissé nous apprenait qu’aucune activité n’était visible sur le terrain.

Affaire à suivre…

Mamady Camara