L’humanité a célébré mardi, 08 mars 2022, la Journée Internationale des Droits des Femmes. Cette année, le thème choisi par l’ONU Femme est « l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable ». Pendant ce temps, à N’zérékoré, au sud de la Guinée, les femmes sont sous-représentées dans différents secteurs notamment les médias. Au-delà de cette sous-représentation, elles n’occupent pas des fonctions de responsabilités. Elles ont donc profité de cette journée pour dénoncer et interpeller sur cette situation.

A N’zérékoré, l’égalité au travail et notamment dans les médias reste un défi. A la Radio Espace Forêt, seulement 2 femmes sur un effectif de 10 sont salariées. Entre le foyer et le travail, les conditions sont parfois difficiles, explique Makan Soumaoro, journaliste dans ce média.

« S’occuper en même temps du foyer et du boulot, c’est très compliqué. Mais on le fait avec courage et détermination. Nous demandons aux responsables de créer des conditions pour faciliter le travail surtout aux femmes », a-t-elle déclaré.

Même constat à la radio rurale. Sur un effectif de 18 employés, il n’y a que deux femmes. Une situation que déplore Seny Alida Hada, directrice intérimaire. « Dans l’effectif, que nous avons, il n’y a que deux femmes. Les autres sont des stagiaires. Alors qu’on aurait voulu que le nombre de femme dépasse celui des hommes ou à défaut qu’il ait l’équité. Au lieu de sous-estimer, le mieux serait de.nous donner la chance de tenter ce que les hommes ont toujours tenté », déplore notre consœur.

Et pour Nantady Konaté, journaliste et animatrice à Djoma FM, les femmes de médias doivent sortir de leur complexe et s’affirmer. Elle déplore également la sous-représentation de celles-ci dans son média.

« Chez nous ( Djoma FM N’zérékoré), c’est une seule femme qui est salariée sur six employés. Cela doit changer parce que pour moi, les hommes ne nous dépassent en rien sur terrain. Mais j’aimerais aussi interpeller les les femmes, notamment les femmes journalistes sur leur implication dans les différents travaux de leurs radios. Il ne faut pas qu’on se sous-estime. On doit mettre en tête qu’on a fait les mêmes formations que les hommes », a-t-elle lancé.

Au-delà de leur implication dans les activités des médias, ces femmes souhaitent aussi occuper des fonctions de responsabilités comme directrice ou rédactrice en chef. D’ailleurs, à l’occasion de cette journée, les femmes de Radio Espace Forêt ont remis un document de plaidoyer à leur directeur. Dans ce document, ces femmes journalistes ont demandé entre autres une revalorisation salariale, l’égalité au travail, des sessions régulières de formation ou encore occuper des fonctions de responsabilités comme directrice ou rédactrice en chef.