C’est l’une des conséquences de l’augmentation mardi 03 août 2021 du prix du litre du carburant qui passe de 9000 à 11 000 GNF. Au lendemain donc de l’annonce de cette décision du gouvernement et faisant fi des tarifs déjà fixés, les conducteurs ont aussitôt procédé à l’augmentation du prix du transport.

Pour aller par exemple à Conakry, le passager est obligé de payer 310 000 GNF pour le taxi et 280 000 pour le minibus.

« La faute c’est au gouvernement qui a augmenté le prix du carburant. Nous nous n’avons pas de choix puisque ce n’est pas de l’eau que nous mettons dans notre réservoir. On ne peut pas augmenter le prix du carburant et dire aux transporteurs de maintenir le tarif intact. C’est impossible », nous a fait comprendre un chauffeur rencontré à la gare routière “ONAH”.

Selon des informations reçues sur place, la tension était vive le matin entre chauffeurs et responsables locaux du syndicat qui ont demandé de respecter le prix fixé par le gouvernement et le bureau national du syndicat des transporteurs routiers. Une réunion d’urgence a été convoquée pour, dit-on, sensibiliser les chauffeurs, mais apparemment sans consensus.

Même constat chez les conducteurs de taxi-motos qui fixent aussi les prix des tronçons de façon fantaisiste. Pour quitter par exemple le rond-point d’Ossud à la gare routière ONAH, il faut payer 4 000 GNF contre 2500 à 3000 GNF anciennement.

Du côté des autorités locales, c’est silence radio pour l’instant.

Facely Konaté