Dans le but d’empêcher les manifestations du FNDC dans sa circonscription, le préfet de N’zérékoré est prêt à tout. C’est du moins ce qu’il a fait croire lundi 27 janvier lors d’un meeting qu’il a animé à la maison régionale de la jeunesse et de la culture.

En effet, au cours de ce meeting, El hadj Sory Sanoh a tout d’abord regretté les violences survenues récemment à Conakry et dans certaines préfectures de la moyenne Guinée. Selon lui, le FNDC qui a fini de brûler ces villes veut se tourner désormais vers la région forestière. Mais, prévient-il, ils trouveront l’État sur leur chemin.

Poursuivant, il a menacé d’emprisonner ou de faire quitter les membres du FNDC à N’zérékoré si jamais un seul acte de vandalisme est constaté.

« Je le dis à qui veut l’entendre, si jamais…il y a une goutte d’huile de vidange sur le goudron à N’zérékoré, il y a une étincelle sur un bâtiment public ou privé, je le jure, tous les membres du FNDC qui sont à N’zérékoré, ils vont quitter sinon je leur mets tous aux arrêts. Je le jure, au nom de Dieu. Ça ne peut pas continuer », a menacé le préfet Sory Sanoh.

Et d’asséner : « Je suis prêt à quitter N’zérékoré que d’accepter qu’elle brûle devant moi en tant que préfet. Je ne l’accepterai pas. Allez dire au coordinateur du FNDC et à l’ancien maire Cécé Loua que si jamais il n’y a un acte de vandalisme, le monde saura ce qui se passera entre nous. Ils n’ont qu’à écrire tout sur les réseaux sociaux, j’assume. Si c’est une menace ou réalité, on saura ».

Les chefs de quartier ont également eu leur dose dans ces menaces du préfet de N’zérékoré. « Tout chef de quartier qui permettra des actes de vandalisme ou des manifestations dans son quartier sera non seulement révoqué, mais il répondra à la justice », a-t-il martelé.

Ce n’est pas la première fois que les autorités de N’zérékoré menacent les responsables du front national pour la défense de la constitution (FNDC). Mais du côté des leaders du mouvement contre le troisième mandat, c’est silence radio.

Depuis quelques semaines, les leaders du FNDC-N’zérékoré qui communiquaient régulièrement dans les médias ont décidé de se taire. Peur ou stratégie ? En tout cas, que ça soit l’un ou l’autre, ce silence plonge les citoyens dans le doute, car ne recevant plus de consignes par rapport à la lutte contre le changement constitutionnel qui est rentrée dans sa phase « résistance active et permanente ».

Konaté