Impliquer plus les forces de sécurité dans la sensibilisation des citoyens afin de réduire les tractations entre les agents des forces de sécurité et les citoyens dans le cadre de l’application des mesures barrières, c’est l’objectif de cet atelier de sensibilisation des agents de sécurité qui s’est tenu dans la salle de réunion du CREDEZ. Une initiative du sous-bureau du haut-commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme de N’Zérékoré.

Cet atelier s’inscrit dans la lignée d’une campagne de sensibilisation entreprise par l’institution onusienne depuis le 26 juin 2020, journée internationale de soutien aux victimes de torture. Elle vise à sensibiliser les agents de force de l’ordre afin d’éviter de recourir à la violence contre les citoyens dans le cadre du respect des mesure barrières.

« En faisant la séance, on veut engager les force de sécurité à montrer aux citoyens qu’ils ne doivent pas avoir peur de la répression mais de la maladie. C’est à cette condition qu’on pourra progressivement atteindre le changement de comportement », a expliqué Chanel KAVABUSHI, chef du sous-bureau du haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme de Nzérékoré. 

Dans le même sillage, le HCDH invite la justice à penser sur des stratégies légales afin de diminuer la population carcérale en réponse à la recommandation faites par le Sous-comité contre la torture aux Etats signataires de la convention contre la torture.

« Vu que c’est difficile d’observer toutes les mesures qui ont été prises notamment la distanciation, le respect des gestes barrières, le Sous-comité a engagé les Etats à prendre des mesures visant la réduction de la population carcérale. Ainsi, nous avons entrepris une réflexion avec les autorités judiciaires sur des stratégies légales contenues dans les codes pénal et de procédure pénale qui pourraient contribuer à la réduction de la population carcérale », a ajouté Chanel KAVABUSHI.

Pour lui, la lutte contre le coronavirus est l’affaire de tout le monde. C’est pourquoi, il invite tout un chacun à jouer son rôle car dit il, nous faisons tous partie de la solution.

Il faut rappeler que cette campagne va se poursuivre jusqu’au mois de décembre, date de la journée des droits de l’homme pour évaluer l’impact obtenu avec les partenaires impliqués.

Mamady 2 Camara