Le collectif des ONG pour la défense des droits des communautés impactées par les grands projets de développent a rencontré ce lundi 17 juin 2019, les communautés et acteurs de la société civile de la région forestière. Objectif: partager avec eux, le contenu du document référentiel national sur les compensations, indemnisations et relocalisation des populations impactées par les projets en République de Guinée afin qu’ils puissent apporter des amendement à ce document. Cette rencontre s’est déroulée dans la salle polyvalente de l’ENI de N’Zérékoré.

Ce document, s’il est approuvé va servir de guide pour la gestion des déplacement physiques et économiques involontaires pour les projets du secteur public et privé. Le collectif des ONG pour la défenses des communautés impactées par les grands projets de développement veut donc que ce document soit soumis aux communautés et acteurs de la société civile, pour apporter des amendements avant son adoption. D’où l’organisation de ces ateliers régionaux.

« Il a été constaté lors d’une étude, qu’il n’existe pas de référence pour l’indemnisation, la compensation et la relocalisation des populations affectées par les projets en Guinée. Chaque entreprise ou société à sa grille propre à elle. C’est pourquoi, l’Etat a jugé necessaire d’élaborer un doccument qui va servir de référence pour tous les projets. Ce document sera approuvé bientôt par les administrateurs territoriaux á Kindia. Mais en tant que société civile, nous nous sommes dit qu’on ne peut pas faire un document aussi important qui concerne la vie des communautés sans pour autant consulter ces personnes affectées par les projets. C’est pourquoi nous venons vers elles ainsi que des acteurs de la société civile », nous a confié Mamadou Lamarana Diallo, membre du Collectif.

Et à Sékou Amadou Diakité d’ajouter: « plusieurs personnes ont été impactées dans le passé sans avoir été imdamnisées. Donc nous vous demandons de faire vos propositions que nous allons introduire dans ce document pour soumettre à l’Etat pour qu’il puisse prendre en compte », a-t-il demandé aux participants.

Au cours de l’atelier, plusieurs cas de violations des droits des citoyens ont été évoqués. Notamment le cas de Saoro dans la sous-préfecture Diécké oú les habitants disent avoir été expropriés de leurs terres par la SOGUIPAH sans être dédomagés comme il le faut.

Lors des travaux de groupe, les partipants ont fait des recommandations concernant certaines préoccupations des collectivités. Et ils espèrent que ces recommandations seront prises en compte.

Mamady Camara