Les organisations paysannes professionnelles et des organisations de la société civile de la région forestière viennent de passer au crible l’avant projet de la loi d’orientation agricole de Guinée. C’est une initiative du collectif des ONG pour la défense des droits des communautés qui vise à partager le contenu de ce document aux communautés à la base en vue de recueillir leurs avis et propositions. Cette rencontre s’est tenue du samedi 22 au dimanche 23 mai 2021 dans la salle de réunion de la maison du paysan de N’Zérékoré.

Cette activité s’inscrit dans le cadre des ateliers régionaux de renforcement des capacités de la base paysanne sur la processus d’élaboration et d’adoption de la Loi d’orientation agricole ( LOA) de la Guinée. Elle a regroupé une vingtaine de participants composée des membres des cellules techniques régionales de la CNOP-G, des responsables des fédérations et unions des producteurs agricoles et des représentants régionaux des plateformes des organisations de la société civile ainsi que des collectivités locales.

A travers ces ateliers, le COD-DC compte accompagner le processus d’élaboration de l’avant-projet de la LOA afin d’amener l’État à prendre en compte des recommandations des communautés. Durant donc 2 jours, les participants ont analysé ce document article par article et ont apporté des propositions pour protéger les paysans contre les conséquences de la nouvelles politique agricole voulu par le gouvernement et qui prône une agriculture intensive et à grande échelle.

« Nous sommes contents que le gouvernement nous offre en tant qu’organisation professionnelle, l’opportunité d’apporter notre contribution à l’élaboration de la Loi d’orientation agricole. Car il est important que cette loi tienne compte des préoccupations des producteurs guinéens que nous sommes « , a déclaré Jacques Koundouno, directeur exécutif de la fédération des pisci-riziculteurs de la Guinée Forestière.

Même sentiment pour Thérèse Bamou, présidente du groupement des producteurs de plants de palmiers à huile, (Tinamèni) de Yomou. « Nous exhortons nos dirigeants à tenir compte des recommandations que nous avons faites au cours de cet atelier » a-t-elle souhaité.

Il faut rappeler que des ateliers du même genre se sont tenus simultanément dans les quatre régions naturelles du pays.

Mamady 2 Camara