Les Guinéens sont appelés aux urnes ce dimanche 22 mars 2020 pour élire non seulement les 114 députés à l’Assemblée nationale, mais aussi se prononcer sur le projet de nouvelle constitution.

À quelques heures de ce double scrutin, la ville de N’zérékoré vit au rythme normal. Les commerces, les banques et autres services ont fonctionné normalement. Il en est de même pour la circulation qui restée fluide en dépit d’un vent de panique aux environs de 12 heures, au rond-point du marché central.

Du côté de la commission électorale préfectorale indépendante (CEPI), l’on rassure que toutes les dispositions sont prises pour la bonne tenue de ces élections dans la préfecture.

« Avant la réduction du nombre d’électeurs, il y avait 336 bureaux de vote à N’zérékoré, mais aujourd’hui nous en avons 271. Tout le matériel électoral a été acheminé dans les différentes localités et nous espérons que ces élections se passeront dans de bonnes conditions », nous a confié Pépé Léon Mamy, assistant technique à la CEPI.

Du côté des citoyens, l’on appelle à la non-violence.

« J’appelle les uns et les autres à la retenue. Il faut préserver la paix et la quiétude sociale malgré la situation difficile que nous traversons aujourd’hui et qui est connue de tous », a indiqué un citoyen sous couvert de l’anonymat.

Pour Maxime Haba, conducteur de taxi-moto, « voter est un devoir et chacun doit aller accomplir ce devoir citoyen dans la paix. »

Poursuivant, il ajoute : « Vouloir rester à la maison est aussi un droit pour celui qui ne veut pas voter, mais il ne faut pas aller perturber. Si tu ne veux pas voter, le mieux, c’est de rester à la maison. »

Même son de cloche chez Mory Bérété qui pense que nul n’a le droit d’empêcher une élection. Mais contrairement aux autres, il précise qu’il votera uniquement pour les législatives et non le référendum qui, selon lui, n’est pas opportun.

La rédaction