Comment réduire les conflits entre les conducteurs de taxi-moto et les agents de sécurité, et des violences des taxi-motards en périodeélectorale? Cette question était au centre d’un atelier de formation qui a regroupé récemment une vingtaine de policières et quelques femmes leaders de la commune urbaine de N’Zérékoré dans la salle de réunion de la maison du paysan a aconstaé sur place Kibaro224.com.

Si les taxi-motards rendent un énorme service à la population de N’Zérékoré, ils sont aussi associés à plusieurs cas de violences notamment en periode électoral et responsables de plusieurs accidents de la circulation dans la commune urbaine. Des accidents qui entraînent parfois des dégâts matériels importants, des blessés graves et voir même des pertes en vies humaines. Les comportements mal sains de ces jeunes conducteurs de tax-motos dans la circulation sont souvent à la base de ces accidents. Ce qui nécessite une intervention adaptée des forces de sécurité et plus particulièrement la police routière dans le respect strict des droits et de la dignité humains.

Malheureusement, on constate le plus souvent, des comportements contraires à l’éthique du métier chez certains agents. Ce qui est souvent à la base des frustrations conduisant à des scènes de violences regrettables générées par les taxi-motards.

C’est dans cette optique que l’Association Trait d’Union des Jeunes Guinéens (ATUJG) à travers l’appui technique et financier de l’UNFPA, a organisé cette formation des femmes policières en techniques de prévention et de gestion pacifique des conflits et la constitution des pools de formatrices et référentes.

Pour Aly Diabaté, assistant-coordinateur de l’ONG ATJG, le but de cette formation est d’impliquer des agents de la police dans la mise en place d’un mécanisme de dialogues au niveau communautaire pour permettre de rapprocher les 2 corporations (police et taxi-motards) en vue de pallier aux incompréhensions et de dissiper les tensions quotidiennes.
 
Durant trois jours, plusieurs modules ont été enseignés à ces femmes notamment les méthodes d’intervention pacifique sur le terrain et de sensibilisation. Chaque module a été sanctionné par des travaux pratiques pour évaluer le niveau de compréhension des participantes.

A la fin de la formation, la porte-parole des participantes, lieutenant Jeannette Haba, a remercié les organisateurs de cet atelier d’avoir pensé à leur corporation tout en promettant d’agire désormais dans le sens de la prévention des conflits et de la consolidation de la paix.

Il faut rappeler que cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la réduction de l’instrumentalisation politico-sociale et des violences des jeunes taxi-motards en période électorale. Un projet initié par le gouvernement guinéen et piloté par trois organisations du système des Nations-Unies à savoir: UNFPA, OIM et PNUD. Un projet financé par le Fond des Nations-Unies pour la Consolidation de la paix.



Mamady 2 Camara.