Le président de l’Union pour la Démocratie et le Développement (UDD) était récemment en visite à N’zérékoré, capitale de la région forestière. Si Bah Oury avait confié à la rédaction de kibaro224.com que sa visite s’inscrivait dans un cadre purement social, le préfet de N’zérékoré pense quant à lui, qu’il y avait un agenda caché.

Lors d’un meeting lundi, Sory Sanoh a porté de graves accusations contre l’ancien ministre de la réconciliation nationale qu’il accuse d’être l’instigateur de l’attaque contre le siège du RPG arc-en-ciel à N’zérékoré, le samedi 25 janvier dernier.

« Beaucoup ont appris que Bah Oury était ici à N’zérékoré. Il n’est pas aujourd’hui une petite personnalité en Guinée parce qu’il a un parti politique. Donc, ce monsieur Bah Oury vient et il se promène dans la préfecture notamment à Gouécké sans se présenter aux autorités. Une telle personnalité qui se comporte de cette façon, est-ce qu’il ne cache pas quelque chose en dessous ? Est-ce que c’est sincère ? «  S’est-il interrogé.

Et d’ajouter : « Quand de personnes, de mauvais esprits sont allés attaquer la résistance du président de la République à Kipé, Bah Oury a été accusé. Il a fui pour aller en France et à l’époque, il était le vice-président de l’UFDG. Mais cet exil a réjoui Cellou Dalein Diallo parce qu’il se sentait maintenant libre. Alpha Condé est un homme, je ne sais pas comment le qualifier, mais il a laissé Bah Oury revenir au pays alors qu’il faisait parti des gens qui voulaient le tuer. Depuis qu’il (Bah Oury Ndlr) est revenu, il n’a jamais été inquiété. C’est ce Bah Oury aujourd’hui qui se lève contre le professeur Alpha Condé. »

Poursuivant, il a fait un lien entre le départ du président de l’UDD et l’arrestation de jeunes munis de gris-gris, lance-pierres et de cailloux au siège du RPG arc-en-ciel à N’zérékoré.

« M. Bah Oury a quitté N’zérékoré vendredi à 6 heures et le lendemain on n’a commencé à voir ce qu’il était en train d’organiser. Jamais le RPG pendant qu’il était au pouvoir et maintenant n’a été victime d’attaque de la part des gens. Nous étions au siège et nous étions témoins de ce qui s’est passé. Il y avait deux jeunes qui étaient des éclaireurs de ceux qui devaient venir attaquer le siège, qui ont été interpellés par la garde du parti. Ils avaient des sacs remplis de lance-pierres et des gris-gris de toute sorte, mais personne n’a porté la main sur eux. Si le RPG n’était pas un parti discipliné, ce sont des morts qu’on allait enregistrer ce jour à N’zérékoré », a-t-il accusé.

Reste à savoir comment Bah Oury, président de l’UDD, réagira à ces accusations.

Konaté