Ni en 2010, encore moins d’aujourd’hui, Dalein n’est dans une position d’être président de la République en Guinée. Ceux qui disent qu’il est proche du pouvoir n’ont pas l’expertise nécessaire par rapport à la situation politique guinéenne.

On lui a fait croire qu’il a eu 44% alors qu’en réalité, il n’a eu que 1 060 000 sur 4 millions de voix, soit environ 25% du potentiel électoral guinéen’’. En 2021, poursuit-il, la situation était beaucoup plus catastrophique. À chaque fois que des soutiens comme Tierno Monenembo parlent, ils mettent un océan entre Dalein et le pouvoir. Et cette fois-ci, ce qu’il a craché, il a mis l’enfer entre Dalein et le pouvoir. Et Dalein même ne va pas s’engager à traverser l’enfer pour avoir le pouvoir.

La politique de l’UFDG est contre le parti lui-même. Dès que quelqu’un ne vote Cellou, on dit qu’il est contre les peulhs. Si on dit celui qui ne vote pas pour lui est contre l’ethnie, ça veut dire que les peuls sont contre toutes les ethnies de la Guinée. C’est comme ça les gens vont réagir. Pourtant, si les autres ne votent pas pour un peulh, ce dernier ne sera pas élu président. C’est l’obstacle pour Dalein.

Au premier tour de la présidentielle, il peut être premier, mais au second tour, il n’a aucune réserve de voix. Car, lorsque vous défendez votre ethnie d’une manière, vous appelez les autres à défendre les leurs.
Quand Monénembo s’attaque à Sékou Touré, Lansana Conté, à Sekouba Konaté, au fond, il y a eu toujours des victimes par rapport au pouvoir. Au Fouta, Almamy Boubacar Biro a tué son propre frère. Mais il ne rappelle pas cela alors qu’il connait l’histoire.

Si la communauté peule s’attaque à Lansana Conté, personne ne sera pardonné. Parce que j’étais là en 1985, les peulhs n’avaient pas de moyens, tout Madina était pour les malinkés. C’est la politique de Lansana Conté qui a inversé la tendance et qui a fait des peulhs de grands commerçants, des milliardaires, de manière pas souvent très catholique.

Aloussein Makanera Kaké