Le procès des massacres du 28 septembre est dans sa phase de préparation, nous dit-on. Pendant ce temps, à en croire Me Paul Yomba Kourouma, la santé d’Aboubacar Sidiki Diakité alias « Toumba », serait en danger. Au micro de kibaro224.com, il affirme que son client souffre d’une pathologie nécessitant un traitement à l’extérieur.

« Orphelinat », c’est le terme que Me Paul Yomba Kourouma, un des avocats de Toumba Diakité, a utilisé pour désigner la détention actuelle de l’ex-aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara. Reclus donc dans cet « orphelinat », il a selon l’avocat constater avec étonnement et exaspération qu’aucun n’avocat n’avait été constitué pour la poursuite de sa défense, ni même commis d’office. « C’est ainsi que la clôture de l’information s’est déroulée sans qu’il ne soit été mêlé, sans entendre ses témoins. L’ordonnance de renvoi a été rendue sans que la notification lui soit faite, en violation manifeste de la loi, des règles de procédure, au point que Toumba est supposé ne pas savoir ce pourquoi il est poursuivi », a dénoncé Me Paul Yomba Kourouma.

Sauf que ce n’est pas là le plus inquiétant dans le sort réservé à Toumba Diakité. Victime d’ »abandon » et en proie au désespoir, ce dernier aurait chopé la hernie blanche.

« Il s’agit d’une pathologie très délicate, qui requiert une intervention d’urgence, laquelle ne peut avoir lieu ici en raison de l’expertise qu’elle requiert, de la technologie à laquelle elle réfère », a également expliqué l’avocat.

À l’en croire, Toumba, à ce jour, ne peut manger à sa faim. « Il ne peut manger qu’un demi-plat pour 24 heures. Il ne peut boire comme il le veut, et ne peut dormir à point. Et, pour son sommeil, il est obligé d’utiliser la bande Velpeau qu’il attache au niveau de sa poitrine pour ne pas que les intestins soient dehors », précise l’avocat.

Les médecins auraient pourtant alerté sur l’urgence et le péril que court le prisonnier. Mais la prise en charge sanitaire de Toumba serait toujours « négligée ». Suite à quoi, Toumba a sollicité ardemment le retour de ses avocats pour en être ses porte-voix et pour la sauvegarde des droits qui sont les siens. « Il nous a donc saisis par écrit… », a conclu Me Paul Yomba Kourouma.

SOW mô Yayé