C’est une menace que les responsables du mouvement « Elazologa » (qui signifie littéralement en loma « ça ne marchera pas ») viennent de lancer à l’endroit des autorités de Macenta, en Guinée forestière. Pour ces opposants au troisième mandat, il n’y aura pas d’élections dans cette préfecture tant que Robert Kaliva Guilavogui alias « Junior kpakpataki », un des responsables du mouvement arrêté samedi dernier, n’est pas libre.

C’est le coordinateur national, Mamady Onivogui qui l’a fait savoir au cours d’un entretien accordé à nos confrères de radio Espace Forêt. Il accuse également le préfet d’avoir ordonné de disperser leur manifestation prévue ce matin.

« Le matin vers 6 heures, nous avons mobilisé des jeunes. Depuis hier, le Préfet puisque nous sommes allés lui dire la vérité a dit qu’il était menacé et il a fait appel à un renfort venant de N’zérékoré avec 4 pick-ups et de Guéckedou avec 2 pick-ups. Ils sont venus nous disperser », a-t-il déclaré.

Et de marteler : « Si Kpakpataki n’est pas libéré, il n’y aura pas d’élections ici à Macenta. Les manifestations vont continuer et il n’y aura pas de paix ici ».

Il faut rappeler que l’activiste et opposant au troisième mandat, Junior kpakpataki a été arrêté dans la matinée du samedi 15 février puis déporté à Faranah.

Konaté