L’Agence Nationale de l’Inclusion Économique et Sociale (ANIES) distribue en ce moment des vivres à la population Guinéenne avec à la clé 2500.000 GNF chaque fin de mois. Si les bénéficiaires apprécient cette démarche, la vision de Dorah Aboubacar Koita, Coordinateur de la plateforme sous régionale Jeunesse-CEDEAO Guinée est tout autre.

« Je suis farouchement opposé à la démarche de l’ANIES, farouchement opposé aux actions qui sont menées aujourd’hui par l’ANIES. Elle est créée pour lutter contre la pauvreté, mais quant on transfère 250.000 GNF à la fin du mois, on les donne des sacs de riz, des jus et consorts, nous sommes entrain de lutter contre la pauvreté ou nous sommes entrain d’entretenir la pauvreté. Nous sommes entrain d’entretenir la pauvreté, raison pour laquelle je suis farouchement opposé aux initiatives et activités qui sont menées par l’ANIES parce que je trouve que ce sont des actions contre-productive, des actions qui sont populistes, mais en réalité n’ont pas de résultat durable sur la vie des citoyens. Il faut avoir le courage de se dire cette vérité-là.« , a-t-il regretté

Poursuivant, Dorah Aboubacar Koita pense qu’il faut réorienter les actions menées par l’ANIES

« Il est nécessaire de réorienter ou réformer les actions menées par l’ANIES, parce qu’à la base, l’ANIES est un instrument formidable, elle peut nous aider à lutter contre la pauvreté, mais pas par les actions sont menées aujourd’hui, ces actions-là n’ont pas des résultats clairs sur les citoyens« , a-t-il conseillé

Pour finir, l’activiste de la société civile propose quelques pistes de solution

« Prenez le milieu rural, vous avez des jeunes qui pratiquent des métiers qui ne sont pas valorisés, des jeunes qui ne sont pas productifs par manque d’organisation, à faire de l’Agriculture. Il faut favoriser le renforcement des coopératives et des groupements de ces zones-là et valoriser les activités qui sont déjà dans nos localités, les forgerons, les teinturiers, les tisserands, les éleveurs et tant d’autres. C’est ce qu’il faut entretenir avec les groupements, les encadrer, les encourager et mettre des instruments nécessaires à leurs dispositions. Une fois que ces gens prennent de l’élan dans ces activités, il va dire au revoir à la pauvreté. Au lieu de partager l’argent, fabriquons des gens qui seront en mesure de se prendre en charge demain« , a proposé Dorah Aboubacar Koita

Abdoulaye KABA

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