Dans une déclaration rendue publique le 05 décembre passé, l’opposition politique à demander l’arrêt des opérations d’enrôlement pour un certain nombre de raisons énumérées dans ladite déclaration, Après lecture, seulement deux arguments me semblent être intéressants et sur lesquels j’ai souhaité donner mon avis modestement dans les lignes qui suivent :

  • Sur le recensement des mineurs dont les images circulent sur les réseaux sociaux, nous pensons que toutes les parties prenantes doivent s’investir davantage afin d’arrêter immédiatement ces incidents regrettables et je pense que le communiqué de la CENI en date du 02 Décembre dernier est une première action salutaire dans ce sens ;
  • Sur le délai des opérations fixé par la CENI et qui est de 25 jours, contrairement à ce que l’opposition affirme dans sa déclaration, ce délai ne viole aucune disposition du Code électoral révisé.
    Si l’article 17 du Code électoral dispose que la Révision annuelle du fichier électoral débute le 01 Octobre pour s’achever le 31 décembre de chaque année, soit 03 mois, il faut clairement rappelé à l’intention de l’opposition que l’article 18 du même code prévoit une révision exceptionnelle dont le délai est fixé par décision du Président de la CENI.

Quant aux autres arguments qui sont brandis par l’opposition dans sa déclaration, je les trouve beaucoup plus politiciens que techniques raison pour laquelle je préfère ne pas les commenter.

Toutesfois, il faut reconnaître que des nombreuses difficultés sont signalées dans les opérations de révision sur le terrain et à plusieurs endroits qui s’articulent entre autres :

  • Arrivée tardive et pannes fréquentes des kits;
  • retards dans le démarrage des opérations par endroits ,
  • Insuffisance et parfois manque de matériel et de consommables,

Certes ces anomalies signalées méritent d’être corriger urgemment mais pas suffisantes pour motiver l’arrêt complet de toutes les opérations.

C’est pourquoi, dans le souci de prévenir des Conflits électoraux et post électoraux et de préserver la paix sociale, tous les acteurs ( CENI, PARTIS POLITIQUES, SOCIÉTÉ CIVILE ET PTF) doivent conjuguer les efforts nécessaires dans une démarche concertée et harmonisée afin de prendre les mesures correctives appropriées pour rendre plus crédibles ces opérations et rassurer les potentiels candidats des prochaines élections.

Dorah Aboubacar KOITA
Citoyen et Activiste de la Société Civile Guinéenne.