Comme annoncé précédemment, dans le cadre des négociations tripartites, une rencontre a regroupé ce mercredi, 30 mars 2022, le gouvernement, le mouvement syndical et le patron. Il a été notamment question de discuter autour de la plateforme revendicative du mouvement syndical qui s’articule sur 22 points notamment l’augmentation du salaire minimum interpersonnel garanti (SMIG) de 440 000 à 1 760 000 GNF, la majoration des primes de transport (de 272 000 à 680 000 GNF) et de logements (à 2 000 000 GNF minimum) pour les travailleurs, le paient à temps de la subvention des centrales syndicales et son augmentation de 3 milliards à 6 milliards GNF.

Le mouvement syndical demande également une allocation de loyer portant sur 2 millions de francs, quatre échelons de grade administratif dont l’État serait redevable aux travailleurs de la fonction publique.

En prenant la parole, le représentant du patronat a rappelé le contexte de la crise économique mondiale qui, selon lui, touche tous les pays du monde. C’est pourquoi, Jacques Théa invitera les uns et les autres à accorder leur violon.

« J’invite chacun et tous à tenir compte, lors des débats, de la conjoncture que nous vivons actuellement. Nous le patronat, nous employons beaucoup de personnes. Si nous subissons trop de pressions, cela pourrait entraîner des coupes d’emplois. Nous souhaitons aboutir à une entente, nous ne voulons pas de crises. Car, nous avons trop souffert des crises dans ce pays », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le ministre du budget est revenu sur les charges de l’Etat et les difficultés liées à la crise mondiale. Moussa Cissé indiqué que ces aspects ne doivent pas être oubliés dans les travaux. Il a expliqué qu’au lendemain du coup d’Etat du 5 septembre 2021, le gouvernement était contraint d’adopter le budget en tenant compte de l’environnement local et international.

« Sur le budget estimatif de 26 000 milliards GNF, sur ressources peores, nous avons des dépenses obligatoires pour les salaires de 7 000 milliards, 1600 milliards pour les pensions, la dette nous coûte 1200 milliards, 3500 milliards au titre de la subvention pour l’électricité, 404 milliards pour les structures sanitaires et 504 milliards pour les universités. Après tout, il nous restera encore quelques 9 000 milliards pour assurer notre sécurité et les investissements de nos routes », a rappelé le ministre du budget.

Et d’aboyer : « Nous sommes dans une crise mondiale qui dépasse les compétences d’une petite économie comme le nôtre. Il faudra en tenir compte lors de vos travaux. C’est pourquoi je souhaite que ce soit une entente plus qu’une négociation ».

Au nom du Premier ministre, le ministre du travail et de la fonction publique, Julien Yombluno a assuré que le Gouvernement examinera « avec la plus grande attention », les différents points de revendications.