Dans le communiqué annonçant la libération des 49 soldats ivoiriens qui ont bénéficié d’une grâce présidentielle, le gouvernement malien a fait un clin d’œil au président en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le gouvernement rappelle à Umaro Sissoco Embaló que le Mali est un pays souverain qu’on ne peut plus intimider.

Décidément, les menaces du président Bissau-guinéen et président de la conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO en ce qui concerne la libération des 49 militaires ivoiriens n’ont pas été du goût des autorités maliennes. Dans le communiqué annonçant la libération de ces soldats, le gouvernement malien a profité pour s’adresser à Embaló.

« Dans la gestion de cette affaire, qui était bilatérale depuis sa survenue jusqu’à son dénouement, le Gouvernement de la Transition a été indigné par l’attitude partiale de certains responsables contre notre pays », rappelle tout d’abord le gouvernement.

Plus loin, l’on précise : « Le cas le plus récent est la position agressive du Président en exercice de la CEDEAO, Umaro Sissoco Embalo, qui après avoir échoué lamentablement à porter atteinte à l’honneur du Mali devant les instances internationales, vient d’opposer un ultimatum au Gouvernement de la Transition concernant la libération des ivoiriens. »

Le gouvernement malien fait ainsi remarquer au président Embaló que « depuis, le 14 janvier 2022, le Mali ne figure plus sur la liste des pays intimidables et a définitivement retrouvé sa souveraineté. »

Et de conclure : « Dans l’intérêt des Peuples Ouest africains, notamment leur sécurité et leur bien-être, le Gouvernement de la Transition invite respectueusement M. Embalo, à donner des ultimatums aux groupes terroristes qui constituent la plus grande menace en Afrique de l’Ouest, ainsi qu’à canaliser ses efforts dans l’éradication de la pauvreté dans la région. C’est en cela qu’il fera œuvre utile et rendra service aux Peuples de la CEDEAO, les seuls que nous devons tous servir. »