Nous avons coutume de dire que « Mieux vaut tard que jamais ». Cet adage est bien compris par le Front national pour la défense de la constitution qui, après plusieurs mois, a décidé enfin de rendre hommage à Mouctar Condé, première victime de la lutte contre le troisième mandat en Guinée.

En effet, ce jeune de 30 ans qui a été tué lors d’une manifestation du FNDC à N’zérékoré en juin 2019, semblait être oublié par l’opinion qui se focalisait plutôt sur ceux qui ont été tués lors des manifestations du 14 octobre et jours suivants qu’on présente comme étant des martyrs de la lutte contre une « présidence à vie ».

Mais dans son communiqué du jeudi 24 octobre dernier après sa grandiose manifestation à Conakry et dans certaines villes de l’intérieur, la coordination nationale du FNDC a décidé enfin de rendre hommage à ce jeune homme.

« La mobilisation d’aujourd’hui est aussi une forme de reconnaissance du peuple de Guinée à l’endroit de tous les martyrs de la liberté et de la démocratie en Guinée, notamment les 12 personnes arrachées à l’affection de leurs familles par le pouvoir de Monsieur Alpha Condé depuis la création du FNDC, dont le jeune Mouctar Condé, première victime froidement abattue à N’zérékoré.
L’engouement du peuple de Guinée pour ce rendez-vous avec son histoire démocratique est le plus beau soutien que l’on puisse apporter aux sacrifices consentis par nos compatriotes injustement arrêtés et condamnés », peut-on lire dans ce communiqué.

Il faut rappeler que Mouctar Condé, née en 1989 a été tuée le 13 juin 2019 à N’zérékoré, plus précisément dans le quartier Gonia. C’était au cours d’une manifestation appelée par le FNDC-N’zérékoré. Il a laissé derrière lui, une veuve (en état de famille à l’époque) et deux (2) enfants.

La rédaction