Dans une déclaration rendue publique mercredi, les membres du FNDC-Kindia ont fait part de leur préoccupation par rapport aux conditions de détention de leurs collègues emprisonnés. Ces derniers ont été arrêtés il y a une semaine, lors d’une marche pacifique projetée dans la ville contre le projet de changement constitutionnel ou de troisième mandat.

Dans sa déclaration, M. Kémo Maly Fofana, coordinateur régional du FNDC Kindia par intérim a indiqué que « le FNDC-Kindia a été surpris de l’arrestation de son coordinateur régional, Camarade Alseny Farinta Camara, ainsi que 4 autres membres actifs depuis le 14 novembre dernier. Cette arrestation illégale qui est d’ailleurs ciblée est devenue depuis longtemps une habitude pour les autorités guinéennes contre ceux qui manifestent ou qui s’opposent contre ce projet machiavélique, en complicité avec des imposteurs gelés. »

Le coordinateur intérimaire du FNDC-Kindia est par la suite revenu sur les conditions de détention de ses camarades à la maison centrale de Kindia.

« Il nous a été donné de constater que nos camarades Alseny Farinta Camara et Moussa Sanoh, sont les seuls qui sont dans la grande salle. Tous les autres sont encore incarcérés dans la cellule des criminels. Porter un simple tee-shirt doit-il nous amener à ce stade? Exprimer son opinion contre une nouvelle constitution doit-il nous amener à tous ces mauvais traitements ? ». s’est-il interrogé.

Selon M. Kémo Maly Fofana, pour éviter des risques d’empoisonnement, certains de leurs partisans qui sont en tôle depuis le jeudi dernier refusent de déguster les plats qu’on les envoie.

Pour toutes ces conditions de maltraitance, le FNDC Kindia prend l’opinion nationale et internationale à témoin et exige sans condition la libération de ses partisans qui croupissent en prison.

Aboubacar Sylla, correspondant régional kibaro224.com, à Kindia