Les citoyens de Kindia ont massivement répondu le lundi 04 novembre 2019, à l’appel du Front national pour la défense de la constitution. Ils étaient nombreux à sortir dans la rue pour s’opposer non seulement au projet de changement constitutionnel ou de troisième mandat, mais surtout exiger la libération des leaders du front en détention à Conakry, rapporte notre correspondant.

Les militants et sympathisants du FNDC Kindia, ont bravé la peur ce lundi 4 novembre 2019, malgré la présence massive des forces de l’ordre pour exprimer leur ras-le-bol contre un éventuel 3e mandat pour le président Alpha condé ou toute autre idée de changement de la constitution. Des slogans comme « Libérez Sanoh », « Arrêtez de tuer nos jeunes », « 2020, un autre » ou encore , « Deux mandat, c’est bon », étaient scandés tout au long du trajet.

« C’est un sentiment de fierté, de satisfaction, de motivation et de fermeté, par ce que cela prouve à suffisance que ce n’est pas Conakry seulement qui est contre le 3e mandat, mais toute la guinée, les guinéens d’ici et d’ailleurs. Vous avez vu aujourd’hui, la démonstration de la population de Kindia, tout le monde s’est levé pour protester contre le 3e mandat ou le coup d’Etat constitutionnel en préparation dans notre pays. Nous irons jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’Alpha condé renonce à ce projet. Et s’il ne renonce pas, nous allons demander son départ d’ici le 21 décembre », a déclaré Alsseny Farinta Camara, Coordinateur régional du FNDC-Kindia.

Et d’ajouter : « Notre marche de ce lundi se résume sur deux aspects. Le premier, nous exigeons sans condition la libération de monsieur Abdourahmane Sano et Cie, ensuite montrer à Alpha condé, qu’il ne pourra pas briquer un autre mandat de plus. Deux mandats, c’est bon.»

Présent parmi ses frères de lutte, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia, aujourd’hui responsable de la commission juridique du Front à rappeler les quatre raisons qui peuvent amener un pays à modifier ou à changer la constitution.

« Une constitution se change pour quatre raisons en science politique ou en droit constitutionnel. Premièrement, lorsqu’un pays vit la catastrophe, dans ce cas, on revoit la constitution, lorsqu’il y a génocide, des crises, lorsque le pays est renversé par un régime militaire ou lorsque le pays change de forme », a martelé Abdoulaye bah.

Dans la ville, cette marche du FNDC n’a enregistré aucun incident, mais par endroit, les activités commerciales ont été impactées. Durant toute la journée, quelques boutiques et magasins sont restés fermés.

Abdoubacar Sylla, correspondant régional kibaro224.com, à Kindia