La première journée des manifestations appelées par le Front national pour la défense de la constitution s’est déroulée ce lundi 14 octobre 2019 sans violences à Kindia. Mais selon le coordinateur régional de ce front, six (6) de leurs membres ont été arrêtés par les forces de l’ordre et conduits dans une destination inconnue.

À l’en croire, trois (3) de ces personnes ont été arrêtées sur la route de la contournante dans la commune rurale de Damakania et les 3 autres au centre-ville. Les responsables de l’antenne régionale du FNDC condamnent fermement ces arrestations qu’ils qualifient d’injuste.

« Six (6) personnes ont été injustement arrêtées ce lundi matin à Kindia par les forces de l’ordre dont deux personnes blessées. Nous exigeons leur libération sans condition. C’est de l’injustice pure et simple. Pour le moment, on ne sait absolument pas où elles ont été envoyées, nous sommes en train de chercher pour en savoir davantage. Mais ils n’ont qu’à agrandir la prison civile de Kindia, rien ne pourra nous faire arrêter. Nous irons jusqu’au bout pour empêcher toute modification de la constitution », explique Alseny Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC.

Si cette journée n’a pas connu d’incidents, le commerce et le secteur éducatif sont restés paralysés. Pour le FNDC-Kindia, le bilan est plutôt positif.

« La journée a été complètement paralysée par les militants et les sympathisants du front. Les gens ont manifesté dans leurs quartiers et secteurs pour exprimer leur désaccord vis-à-vis de cette tentative de coup d’Etat constitutionnel en préparation par le président Alpha Condé et le clan qui l’entoure. Pour le moment, nous nous en félicitons, par ce que les populations ont manifesté leur mécontentement », a-t-il déclaré.

Du côté de la société civile, cette manifestation pacifique des opposants au 3e mandat a été vivement appréciée. L’on exige cependant la libération sans condition des personnes arrêtées par les forces de l’ordre.

« Nous nous réjouissons du fait qu’il n’y a pas eu de violences ni du côté des forces de l’ordre, ni du côté de la population. Chacun a exprimé sa position sans pour autant être inquiété. Notre constitution que nous défendons aujourd’hui consacre le droit de manifester, de prendre des positions et de les exprimer. Donc, on ne devrait pas arrêter des citoyens, nous sommes indignés par rapport à cette situation qui est un recule de la démocratie. Alors, nous exigeons la libération pure et simple des mis en cause sans condition ››, a martelé Ahmadou Oury Barry activiste de la société civile.

Aboubacar Sylla, Correspondant régional kibaro224.com, à Kindia