La Guinée a organisé le 22 mars dernier, le double scrutin législatif et référendaire. Des élections qui n’ont pas connu la participation des observateurs internationaux notamment ceux de la CEDEAO. L’institution sous-régionale avait en effet estimé que les conditions de transparence n’étaient pas réunies.

Plus d’un mois après ce double scrutin, la crise persiste toujours, l’opposition réunie au sein du FNDC décide de ne pas reconnaître la nouvelle Assemblée qui a déjà pris fonction ainsi que la nouvelle constitution promulguée par le président Alpha Condé.

Interrogé ce matin par nos confrères de RFI, le président de la commission de la CEDEAO n’est pas passé par mille chemins pour exprimer sa position.

« Nous n’avons pas de réaction puisque nous n’avons pas envoyé de mission d’observation pour les élections. Nous avions dit que nous pensons qu’il fallait un dialogue politique, que les élections soient inclusives en plus de la question du fichier. Pour toutes ces raisons, la CEDEAO n’a pas envoyé de mission d’observation de ces élections », a précisé Jean Claude Brou.

À la question de savoir si ces élections sont crédibles ou non, le président de la commission de la CEDEAO répond : « Je ne peux pas juger quelque chose que je n’ai pas observé. »

Konaté