La nouvelle ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a annoncé samedi 04 décembre 2021, en marge d’une rencontre du comité de pilotage, que le procès du massacre du 28 septembre pourrait se tenir au courant du premier trimestre de 2022.

Après six (6) mois de rupture, les réunions des membres statutaires du comité de pilotage du massacre du 28 septembre ont repris samedi 04 décembre 2021 à Conakry. Il était question de travailler et réfléchir sur les différents aspects de l’organisation du procès.

En marge de la rencontre, la ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Me Fatoumata Yarie Soumah a indiqué que l’ouverture du procès pourrait avoir lieu au premier trimestre de 2022.

« Depuis le mois de mai 2021, il n’y a pas eu de réunion du comité de pilotage. Donc, nous avons décidé d’en organiser une ce jour, pour relancer le débat autour de toutes les démarches qui sont en train d’être menées pour la bonne tenue du procès des événements du 28 septembre qui sont envisagés pour le premier trimestre de l’année 2022 », a fait savoir la garde des sceaux.

Patrice Vahrd, représentant pays du Haut Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme a pour sa part réaffirmé l’engagement des Nations-Unies et de la communauté internationale à accompagner la Guinée dans ce processus.

« La communauté internationale et le système des Nations-Unies accompagnent l’Etat guinéen dans les préparatifs de la tenue de ce procès qui est assez important. Nous avons convenus d’un chronogramme et nous retrouver mensuellement », a-t-il fait savoir.

Pour rappelle, le 28 septembre 2009, un meeting de l’opposition avait tourné au dramedans la capitale guinéenne. Alors qu’une foule d’opposants s’était réunie dans le stade de Conakry pour manifester contre la candidature à l’élection présidentielle du capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir – le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) –, les forces de sécurité avaient réprimé brutalement le rassemblement.
Au cours de ces évènements, connus comme le « massacre du 28 septembre », au moins 156 personnes ont été tuées, 109 femmes ont été victimes de viols et d’autres violences sexuelles, y compris de mutilations sexuelles, tandis que des centaines de personnes ont subi des actes de torture ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants. Pendant plusieurs jours, des arrestations et des détentions arbitraires ainsi que des actes de pillage ont également été pratiqués.

Konaté