Alors que le président de l’UFDG et ses alliés de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) continuent d’appeler les populations à manifester pour « réclamer la vérité des urnes », 10 candidats à la présidentielle de 2020 ont fait une déclaration qui ne va pas dans le même sens que cet appel.

Ces candidats qui semblent déjà ranger leurs armes, appellent au calme et à la retenue. Pour eux, « la mystique de la paix et du dialogue doit primer pour une sortie de crise pacifique afin que la Guinée puisse désormais s’atteler à son développement économique et social. »

Sans citer de noms, ces partis dénoncent également « le comportement irresponsable de certains acteurs qui confisquent l’expression démocratique des guinéens par la bipolarisation de la vie politique du pays et en enfermant la compétition électorale dans un communautarisme nuisible. » Une flèche sans nulle doute envoyée à l’UFDG et le RPG arc-en-ciel, deux (2) partis qui occupent l’essentiel de l’espace politique.

A travers donc cette sortie, tout porte à croire que le candidat de l’UFDG est en train d’être lâché ou isolé par ceux qui étaient censé l’accompagner dans la suite du combat pour le rétablissement de « la vérité des urnes ».

En effet, beaucoup s’attendaient à ce que ces partis s’alignent derrière le leader de l’UFDG en reconnaissant sa « victoire » et à poursuivre ensemble la lutte. Mais hélas ! Ce n’est pas ce qui se dessine. Il faudra donc compter sur les alliés de l’ANAD et les militants qui sont en ce moment dans les rues. Et, peut-être, le FNDC qui a appelé à des manifestations à partir du lundi 26 octobre 2020, « jusqu’au départ du dictateur Alpha Condé ».

Konaté