Les pressions et menaces s’accentuent sur les enseignants et responsables locaux du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) à N’zérékoré. Après le préfet qui a indiqué ne pas reconnaître le bureau de ce mouvement syndical dans sa juridiction et qui a menacé toute personne qui tenterait de perturber les cours dans les écoles, c’est au tour du directeur préfectoral de l’éducation de taper du poing sur la table.

Le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) appelle à une grève générale illimitée à compter de ce jeudi 09 janvier 2020, sur toute l’étendue du territoire national. À N’zérékoré, capitale de la région forestière, les autorités passent par des menaces et intimidations pour boycotter ce mot d’ordre de grève.

Au cours d’un point de presse mercredi, le préfet El hadj Sory Sanoh a indiqué que le bureau préfectoral du SLECG est illégal parce que dit-il, le congrès électif ne s’est pas tenu conformément aux statuts et règlement intérieur du mouvement. Il a donc menacé de sévir durement contre ceux (les enseignants Ndlr) qui tenteront de boycotter ou perturber les cours dans les établissements scolaires.

Pour sa part, le directeur préfectoral de l’éducation pense que cette grève est une façon pour le SLECG de s’enrichir en sabotant le système éducatif.

« Vous savez combien de fois les élèves sont victimes du comportement illégal du SLECG. Depuis 2017, ce sont des grèves interminables, ils ne sont pas venus pour enseigner, mais plutôt pour détruire l’éducation, pour détruire l’avenir des enfants, pour détruire l’avenir du pays. Ils sont venus chercher de l’argent dans l’éducation sinon un enseignant, un fonctionnaire de l’éducation ne peut pas se comporter comme ça « , a indiqué Moussagbè Diakité.

Poursuivant et avec un ton ferme, il invite les enseignants de continuer à donner les cours au risque de voir leurs salaires gelés pour toute l’année.

« Je demande aux enseignants de rester en classe et donner les cours, éviter ce qui s’est passé l’année dernière avec le gel des salaires. Je demande à toutes les coordinations de conseiller leurs enfants puisque je ne veux pas être témoin des mêmes situations. Mais celui qui ne vient pas travailler, son salaire sera gelé et pour toute l’année scolaire », a martelé le directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré.

Pendant ce temps, au niveau du bureau préfectoral du SLECG, le mot d’ordre de grève reste maintenue.

Konaté