L’une des stratégies du front national pour la défense de la constitution (FNDC) consiste à dresser la liste des promoteurs du troisième mandat et transmettre au bureau du procureur de la cour pénale internationale (CPI). Et pour beaucoup d’observateurs, cette démarche n’est pas logique. Dans un entretien accordé à notre rédaction, Dorah Aboubacar Koita président de la jeunesse CEDEAO-Guinée n’a pas manqué d’ailleurs de qualifier cela d’  « amateurisme ».

Comme pour donner raison à ces gens, mercredi, dans une émission chez nos confrères d’Espace FM, le président de l’UFR et membre du FNDC à lui aussi indiqué que cette façon de faire n’a pas de sens.

« Cette idée de cour pénale, ça n’a pas beaucoup de sens. Ce qui est important c’est de montrer aux guinéens ceux qui sont entrain de les tirer en arrière et leur dire d’avoir un œil sur eux, de faire attention. Ce n’est qu’une dénonciation et rien de plus », a déclaré Sidya Touré, président de l’UFR.

Poursuivant, il dira que la CPI n’a rien à avoir avec cette histoire avant de faire des révélations sur la récente manifestions de l’antenne FNDC-N’zérékoré. Selon Sidya Touré, il n’a pas été entendu.

« A N’zérékoré, des jeunes ont décidé de manifester contre le troisième mandat. Moi j’étais à Abidjan et j’ai téléphoné pour dire d’arrêter de faire des manifestations sporadiques, d’attendre que nous soyons prêts pour faire une manifestation qui soit nationale. Mais on n’a pas été entendu et comme vous le savez, il y a eu mort d’homme et le débat avait commencé à prendre une connotation qui n’était pas dans le sens de ce que nous souhaitons pour notre pays. J’ai demandé à mon coordinateur régional, l’ancien maire Cécé Loua de s’impliquer personnellement pour calmer cela », a-t-il indiqué.

Pour terminer, il dira que l’accord signé entre les autorités locales et l’antenne régionale du FNDC-N’zérékoré n’est que temporaire et que les manifestations reprendront au moment opportun.

Dimio