Le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI) a mis les points sur les «i» par rapport aux « dysfonctionnements » dont souffrirait le processus d’enrôlement des électeurs. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a animé ce lundi 16 décembre 2019 à Conakry.

Dans son intervention, maître Salif Kébé a d’abord commencé par encensé la qualité de l’opérateur « Djama solutions ».

«Avant, nous comparions l’Alpha numérique et l’emprunt digital. Aujourd’hui, nous avons ajouté l’irys et le visage. Nous avons donc une grande capacité de détection des doublons», s’est-il vanté.

Mais là n’est pas la question. L’inquiétude qui taraude aujourd’hui l’esprit du Guinéen, c’est ce dysfonctionnement que connaît le processus d’enrôlement des électeurs. Ainsi, en réponse aux interrogations des journalistes, le président de la CENI a tout d’abord abordé la question sur le non-paiement des agents déployés sur le terrain.

«Je n’ai jamais su que des opérateurs de saisi aient été privés de leurs salaires. Y en a qui disent, nous, nous sommes dans les zones éloignés, on a besoin de notre argent, mais dire que certains n’ont pas reçu leur argent, ça n’a pas été le cas», a soutenu le numéro un de la CENI.

Dans le même sillage, Salif Kébé reviens ensuite sur le cas des récépissés.

«Les récépissés sont revenus. Au moment où nous étions à 700 mille enrôlés, on nous dit que les trois (3) millions de récépissés que nous avons envoyés sont finis. Mais lorsqu’on a envoyé encore deux (2) millions de récépissés sur le terrain, je crois que les autres qui avaient eu a cacher les récépissés pour arrêter le système (processus d’enrôlement) les ont sortis», a t-il estimé sans citer les acteurs de cet acte.

Quant à la question sur l’enrôlement des mineurs, le patron de la commission électorale guinéenne donne une réponse mitigée.

«Allez sur le terrain, vous ne verrez aucun rang de mineurs, aucune école primaire entrain de faire ça. Et si cela est vrai, qui n’a pas joué son rôle parce que les CARLES sont des filtres ; ce sont des partis politiques de l’opposition, de la mouvance, de la société civile, l’administration et la CENI», s’est-il posé la question avant d’ajouter que «les mineurs seront extirpés un a un».

Contrairement aux allégations faites par certains par rapport à la période d’enrôlement des électeurs, le président de CENI n’a annoncé aucun report du délai du processus.

Boubacar Barry