En Guinée, les examens nationaux session 2022 démarrent ce lundi, 6 juin 2022 par le certificat d’études élémentaires (CEE). Cette année, ils sont 540 105 candidats dont 235 401 filles contre 496 395 candidats en 2021 dont 213 958 filles pour les trois examens, à affronter les épreuves. Ces candidats sont répartis dans 1 973 centres.

Dans une une déclaration, le ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation a réitéré sa volonté de lutter contre toutes les formes de fraudes. Selon Guillaume Hawing, les innovations apporter cette année vise notamment à atteindre cet objectif.

« Cette année, les examens nationaux débuteront à partir du 06 juin à 08H00 sur l’ensemble du territoire national. Il vous souviendra que, parmi les principaux points de la lettre de mission assignée au Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’alphabétisation par le Premier Ministre/Chef du gouvernement, figure en bonne place l’organisation d’examens crédibles et nul n’ignore que la fraude aux examens est un phénomène dangereux qui affecte négativement la qualité de l’enseignement-apprentissage. Dans le souci de renforcer le système d’évaluation des apprentissages des élèves tel que recommandé dans la lettre de mission, le processus d’organisation des examens nationaux session 2022 connaîtra les innovations », a-t-il rappelé.

Au titre de ces innovations, le ministre Guillaume cite :

  • l’introduction d’une nouvelle feuille d’examen plus sécurisée ;
  • la suppression du secrétariat de report manuel des anonymats sur les copies des candidats après la passation des épreuves ;
  • l’internement durant un mois et demi des inspecteurs et cadres impliqués dans la conception, le choix final et le conditionnement des épreuves ;
  • l’implication des ministères partenaires au processus (Enseignement Supérieur, Enseignement Technique, Défense, Sécurité, Administration du territoire, Justice…) ;
  • la prestation de serment de tous les acteurs impliqués dans le processus des examens.

Ces innovations, dit-il, permettront entre autres :
· d’éviter la substitution des copies ;
· d’alléger les travaux de correction ;
· de dématérialiser le processus ;
· de réduire le temps entre les opérations de correction, de centralisation et de saisie des notes.

Le ministre invite par ailleurs les candidats ainsi que tous les acteurs impliqués dans l’organisation de ces examens à adopter de bonnes pratiques.